Il nous restera ça, par Virginie Grimaldi, éditions Fayard

Il y a des livres qui font du bien. Apparemment faciles, mais qui creusent les ressorts de l’âme humaine, interpellent, interrogent et l’on finit par se dire. Mais oui, c’est ça… On peut vivre, revivre, même après les difficultés de la vie qui parfois n’épargne pas les uns et les autres.

Virginie Grimaldi nous confie la vie de trois personnages, bien différents dans une sorte de roman choral. 

Voici Jeanne, 74 ans, empêtrée dans une solitude qu’elle n’a pas choisie. L’homme aimé s’en est allé vers d’autres cieux et elle continue de vivre à ses côtés, d’aller lui parler au cimetière, de lui demander des conseils. Conseils dont elle a grand besoin pour gérer les affaires courantes. La vie, sans lui, se révèle très vite difficile. Le banquier s’alarme… Le compte est dans le rouge et elle n’a pas envie de vendre la maison des jours heureux.

Il y a Iris, 33 ans qui semble s’accommoder de « l’inaccommodable ». Quelques maigres effets pour ne pas encombrer les quelques mètres carrés qu’elle loue le temps de quelques jours avant de changer de lieu. Elle aimerait trouver son espace, louer vraiment, pour longtemps. Mais sans quelqu’un qui parle pour elle… Elle en est réduite à une sorte d’errance, parfois désespérée.

 Il y a Théo, dix-huit ans, contraint à se loger dans une voiture achetée pour quelques sous, mais c’est son chez lui. Sauf qu’un jour, la voiture est mise en fourrière avec ses effets et qu’il n’a pas d’argent pour aller la rechercher.

Or, ces trois personnages vont finir par se rencontrer et Jeanne va les accepter en colocation… On les découvre… Ce n’est pas qu’ils s’aiment, mais ils apprennent à vivre en ensemble et se révèlent. On perçoit les manques avant un possible avenir pour chacun. 

Le ton est juste. L’écriture délicate. À lire, à offrir.

Rock Star, sinon rien, par Éric Greff, éditions Anne Carrière

Voici une histoire qui se lit comme on écoute une musique très à la mode. En boucle.

L’histoire contée par Éric Greff est l’histoire vraie d’un commercial de BMW qui rêvait d’être une star. Rock ou Pop (Pop plutôt selon les références données). Il envoie tout balader et créé un tube planétaire « Ça m’énerve ». Il y est !  Eurêka ! Il a réussi. À lui les rencontres, les boîtes de nuit, les clubs etc.

Eh bien, ce n’est pas aussi simple que cela. Helmut Fritz, le personnage inventé et inspiré de Karl Lagerfeld, (qui jouait à entortiller sa vie, à y mettre strass et paillettes) nous intéresse. Mais cet Helmut ne rend pas forcément heureux le grand rêveur qui raconte son histoire.

Une vie de star n’a rien d’exaltant quand il faut se soumettre au manageur qui règle l’emploi du temps, interviews, radios, télé, presse, concert… Plus une minute à soi… Où sont les rêves simples ? Les vrais ? Celles et ceux qui l’approchent ne voient qu’Helmut, la star… Rien que du superficiel. Comment tenir le coup ? Avec des substances… L’alcool ?

Le mieux n’est-il pas d’en finir avec Helmut ? 

Ces pages racontent la sortie avec élégance et presque sobriété de ce héros qui a failli manger l’auteur.

Une prise de conscience, une introspection plutôt réussie. Mais on aurait pu éviter quelques phrases un peu ollé… Certes, je suis d’une autre époque. Mais l’idée de ce roman et son traitement, son regard sur des rêves qui conduisent au désastre, mais oui, est intéressante.

Le Loup blanc et le diable de Christian Lanza, préface Mona Chollet, éditions Favre

Il y a plusieurs façons de se délivrer du passé, d’une enfance meurtrie, entachée par l’inacceptable. On offre sa vie telle qu’elle fut. On peut aussi en faire un roman. C’est le choix qu’a fait Christian Lanza, en écrivant et faisant éditer Le Loup blanc et le diable. Un roman policier, mais pas seulement.

Il nous raconte l’histoire de Jérôme Achard, un gamin des environs de Berne en Suisse. Il a douze ans et est envoyé au séminaire catholique sur les conseils du curé de la paroisse. Ceci, non dans l’esprit d’en faire un homme de Dieu, mais au moins de le mater, de le soustraire aux mauvaises fréquentations. Sans bien sûr être docile et un petit ange, Jérôme ressemble à beaucoup d’autres, il chaparde, embrasse la vie. 

Mais pour lui, cette vie au séminaire est loin d’être de tout repos. Des crimes sont commis… Celui d’un prêtre… Il y a enquête, jugement… Un non-lieu édicté par le juge d’instruction. Jamais on ne saura la vérité sur cette affaire.

On retrouve dans ces pages, Jérôme Achard, cinquante ans plus tard, devenu papa, grand-papa, professeur et directeur de collège… Jusque-là, des années au séminaire, il n’a rien révélé… Dieu seul est juge. Mais le mal être l’a accompagné. Il y a eu des comportements inadmissibles de la part d’adultes.

Et voici, comme c’est souvent le cas, qu’a lieu une réunion d’anciens camarades du séminaire. On se raconte les destinées, les chemins pris et l’un d’eux fait une confession qui laisse ses camarades stupéfaits, incrédules… Lui, l’homme de la musique, lui… avait donc un masque et s’est accommodé de taches indélébiles et aurait commis l’irréparable…

Le roman est parfaitement maîtrisé, émouvant et ne peut pas laisser indifférent. Pour l’auteur, le temps était venu de dire que toute enfance est sacrée et que nul n’a le droit de briser à jamais l’innocence.

Lauzun, par Michel Ruffin, éditions LBS

Michel Ruffin a la plume facile, presque légère, et c’est nécessaire, pour nous conter l’histoire d’Antonin Nompar de Caumont, Duc de Lauzun, personnage haut en couleur. Cette biographie est un roman. On la lit comme tel. La vie du héros porte et emporte.

Il faut s’imaginer un jeune garçon de quatorze ans qui arrive à Paris à l’âge de 14 ans pour rejoindre le corps des cadets de Gascogne. Le très jeune homme sait ce qu’il veut : atteindre les hautes sphères du pouvoir. L’ambition n’est pas la moindre de ses qualités. Sur les champs de bataille, il fait preuve de courage et bravoure. C’est utile pour séduire les grands du régime, et surtout les dames. 

Il réussit à s’approcher de Louis XIV dont il devient un favori. Il a de la répartie et amuse le roi. Ses frasques frisent l’inconscience et captivent. De l’audace, toujours plus. Il n’hésite pas à se cacher sous le lit du roi et de sa maîtresse. Une scène de cinéma ? Il paraît que tout est vrai. Il est sans limite et finit par agacer. Ne brise-t-il pas l’épée du roi ? N’insulte-t-il pas Madame de Montespan ? Serait-elle ce qu’il affirme haut et fort, une putain pour les chiens ? 

Trop c’est trop. Direction la forteresse de Pignerol où séjourne déjà Fouquet, dont le roi a saisi le domaine de Vaux le Vicomte. Antonin Nompar de Caumont parvient à être libéré, tente de se racheter par de nouveaux exploits pour se refaire une belle image. Cette fois, c’est outre-Manche qu’il va sévir. La reine d’Angleterre le croit-elle ou est-ce un moyen d’enquiquiner le roi de France ? 

L’incroyable se produit. Voici notre impertinent fait Duc de Lauzun ! Un joli titre qui ne rimera pas avec la sagesse. Né impertinent, il le demeure.

L’auteur aime son personnage sans toutefois lui trouver d’excuses. Mais il est séduit par son panache et réussit presque à provoquer l’admiration des lectrices et lecteurs.

Volodymyr Zelensky, dans la tête d’un héros, par Régis Genté, Stéphane Siohan, éditions Robert Laffont

Régis Genté
Stéphane Siohan

Régis Genté et Stéphane Siohan sont journalistes et correspondants en Russie et pour l’Ukraine pour RFI et Libération. Ils connaissent parfaitement cette partie du monde et en rendent régulièrement compte. Régis Genté s’est installé en Géorgie depuis plus de 20 ans. Stéphane Siohan a choisi Kiev pour suivre la révolution de Maïdan et l’annexion de la Crimée.

Ce sont deux connaisseurs qui ont uni leurs savoirs et rencontré les plus grands spécialistes pour offrir la première biographie en France consacrée au président Ukrainien que même la France, au début de son élection, avait eu tendance à considérer comme le Coluche Ukrainien. 

Or, Zelensky, encore impopulaire dans son pays jusqu’au 24 février s’est révélé autre. Le comique s’est fait chef de guerre, a tenu tête à Poutine qui pensait qu’on jetterait des fleurs face à l’arrivée des chars russes. C’était mal connaître la jeune nation ukrainienne qui, depuis l’annexion de la Crimée, l’occupation du Donbass, est devenue rebelle face à la Russie. Cette jeune nation ne veut pas du régime russe. Pour elle, la liberté ne peut que rimer avec l’Ouest. L’Ukraine, c’est sa terre et une organisation à la Poutine lui déplaît. Zelensky l’a compris et quand Joe Biden a proposé de l’exfiltrer pour le protéger, car Poutine avait décidé de l’abattre, il a eu cette phrase magnifique : « Je n’ai pas besoin d’un taxi, mais de munitions ». 

Sa trajectoire inattendue est hors norme. Le comique a vite appris son rôle de chef d’état pour plonger dans la langue ukrainienne alors qu’il pratiquait la langue russe. Proche du peuple, il est devenu son chef incontesté, courageux et le monde entier ne peut que l’admirer. Il sait communiquer, s’adresser au monde entier. Oui, Volodymyr Zelensky est un héros révélé par une tragédie qu’on croyait appartenir au passé. Rien ne prédestinait ce jeune homme de 44 ans devenir ce héros, sauf son immense courage et sa foi en la liberté.

Un ouvrage à lire pour mieux comprendre.

Deux ouvrages de Gisèle Bienne : « La remorque de paille », éditions Noires Terres – « Grandir avec le Stade de Reims », éditions Médiapop

Gisèle Bienne a une plume à nulle autre pareille. Elle fait son miel en plongeant dans les terres d’enfance et peut ainsi offrir des essais et des romans que la lumière traverse et qui nous ensoleille.

La remorque de paille est un court roman parsemé de photographies des lieux signées Jean-Marie Lecomte et raconte l’histoire de Mathilde fille, d’agriculteurs au sein d’une famille de sept enfants. Elle aime les textes, l’histoire, mais pas les chiffres. Elle est interne au collège, a des camarades, partage chants et fou-rires avec elles. Un bel esprit de camaraderie incitant parfois déguster des bonbons la nuit, d’où une colle pour « mange la nuit ». Ce qui est très fort dans ce roman, c’est le passage du père à proximité du collège. Le passage à bord du « petit-gris » le tracteur Massey-Ferguson qui va, avec la remorque, livrer la paille. La paille, c’est une odeur, c’est la terre originelle, l’appel, le retour.

Mathilde fait ce voyage quand elle grimpe au retour dans la remorque vide et imagine la mère et la famille la voyant au terme d’une « fugue », mais en est-ce une ?

Merveilleuses lignes offertes, esquisse d’une aventure intérieure indispensable à la construction de tout être. 

À ne surtout pas manquer comme Grandir avec le Stade de Reims, où elle raconte ses frères au football, un sport qui, à l’époque, a mis en lumière quelques grands noms à qui elle dédie l’ouvrage (Kopa, Piantoni, Just Fontaine) mais il y a eu aussi tous les autres, les anonymes, les gens des villages galvanisés par l’esprit d’équipe et le rêve dans les yeux comme dans le cœur. 

Que reste-t-il à la narratrice, les balles de mousse pour jongler avec elles ? Parfois, quand ses frères jouent dans les friches, l’équipe étant un peu maigre, c’est à elle qu’ils font appel, mais le sport unit, rassemble et prépare au futur. 

Elle DEMEURE, par Chantal Forêt, éditions Christine Bonneton

C’est le sixième roman de Chantal Forêt et, comme toujours, c’est un bijou d’écriture et de lecture pour celles et ceux qui la suivent.

Elle sait, avec une finesse qui n’appartient qu’à elle, s’attaquer au quotidien, à la vie des femmes, à fouiller les âmes, pour expliquer l’inexplicable et oser la réparation.

Ici, Marie a quitté la région parisienne pour « Peine Perdue », hameau perdu à 900 m d’altitudes en Auvergne, et investir une vieille demeure familiale, loin de tout, où elle espère revivre avec Lucas son fils, loin de Bruno, qui fut son bourreau après un leurre d’amour.

Ce que montre l’auteure avec intelligence, c’est un problème de tout temps, celui des femmes maltraitées, battues. Problème si gênant que parfois, même les proches, dont la mère, n’osent protéger. On s’interroge sur cette femme qui, peut-être aurait préféré que sa fille se soumette à Bruno, prenne sur elle, se taise, évite les remous, par crainte d’éclaboussures. 

Il y a eu procès, incarcération. Juste punition. L’homme est brillant, un excellent commercial. Il sort au bout de deux ans pour bonne conduite et promet de se remettre en question. Marie vient d’être informée et se trouve dans l’inquiétude.

Marie est là, à « Peine Perdue », au milieu d’habitants taiseux, pourrions-nous dire. Peu à peu, la glace fond et elle réussit à s’insérer. Elle est surtout protégée par Jef, un ancien flic reconverti dans l’apiculture. Un beau personnage.

Chantal Forêt sait installer, grâce à cette nature épaisse et sombre, l’ambiance, la quête de jours meilleurs. C’est le comment surmonter la blessure qui est au cœur de cette histoire, qui retient lectrices et lecteurs, les tend, de page en page, jusqu’à l’issue ? L’auteure précise bien que son roman est une fiction, mais que l’actualité lui a fourni suffisamment de détails pour que naissent Marie, Lucas, Bruno, Jef et les autres.

Un très beau roman !

Méfiez-vous des anges, par Olivier Bal, éditions XO

Le nouveau thriller d’Olivier Bal remet en piste pour une troisième enquête Paul Green, journaliste détective. On se souvient de L’Affaire Clara Miller et La Forêt des Disparus. Tout n’avait pas forcément été résolu, mais Olivier Bal avait su jouer avec nos nerfs jusqu’à nous couper de souffle. Cela s’appelle le talent.

Avec Méfiez-vous des Anges, on navigue de la Californie à Los Angeles. La forêt, c’est fini, même s’il garde le souvenir de Linda Richardson, la petite paumée qu’il veut retrouver.

Son intuition lui dit qu’elle aurait rejoint l’Enceinte, une sorte de société secrète dirigée par un gourou qui est Le guide suprême, La Voie. Les membres ont l’air heureux. Mais un gourou, c’est un gourou, souvent un manipulateur.

Et voici que revient cette enquêtrice solitaire Sarah Shelley, hyper mnésique dont tout le monde s’éloigne. Elle vient de découvrir le cadavre d’une jeune femme qu’on ne pourra pas identifier et qui a été vidée de son sang.

Les rebondissements sont nombreux. L’histoire happe le lecteur, le cœur bat. L’angoisse étreint et la frousse guette.

Ce qui est intéressant, c’est la place de la secte. Avec la pandémie, les marchands de bonheur ont eu le vent en poupe. Il fallait aider, apaiser. Beaucoup étaient tétanisés par la peur de mourir et ceux, qui voulaient tirer profit du malheur, n’avaient qu’à sourire et offrir. C’est l’un des aspects de ce roman qui pose la grande question de la finitude de chacun. On voudrait l’immortalité.

La fin de l’histoire est flamboyante et, quand on referme l’ouvrage, on se dit que l’auteur est un sacré metteur en scène et, que les anges abritent parfois des diables.  

Changer de ciel pour mieux voir les étoiles par Sandra Martineau, éditions XO

Sandra Martineau est une auteure pétillante, mariée, deux enfants, elle vit dans la Sarthe. Son métissage (mère ch’ti et père zaïrois) est une force et ses romans lui ressemblent. 

Celui-ci raconte l’histoire de Chloé Édouard, une romancière à succès, parisienne, plutôt aimée, qui, à vingt-neuf ans, connaît un creux dans sa création. Ce creux coïncide avec un héritage inattendu, puisqu’au village de Maintenant, sa grand-mère, dont elle ignorait tout, (elle la croyait mort bien avant sa naissance) lui a laissé une maison en héritage. Elle pourra en tirer un bon prix. Des acheteurs se sont manifestés. Oui, mais… On dirait que tout se ligue contre elle : la voiture tombe en panne et dans ce village charmant où l’on prend le temps de vivre, c’est une zone blanche. Pas d’Internet…

Peut-elle se faire des amis ? Chloé est une jeune femme qui a besoin de mouvements. En a-t-elle organisé des soirées espérant trouver le bon compagnon ? C’était bon pour les copines, mais jamais pour elle. 

Quelques habitant l’accueillent bien, d’autres ricanent et ne la croient pas sincère.

Finalement les lieux lui plaisent. Elle s’installe à Maintenant et finit par rencontrer des personnes charmantes, dont Simon, un enfant attachant. C’est vraiment décidé, Maintenant sera son lieu et surtout elle et se met à fouiner partout pour découvrir l’histoire de sa famille. Elle a soulevé un couvercle cachant des secrets qu’il va falloir intégrer.

Le ton est vif. C’est drôle, enjoué, subtil. Les pages sont ensoleillées et font du bien aux lectrices et lecteurs. 

Effractions, par Pierre Péju, Éditions Gallimard

Pierre Péju, auteur de nombreux ouvrages (dont Naissances, La Petite Chartreuse, Le Rire de l’Ogre, L’œil de la nuit) vient de publier Effractions, un recueil de nouvelles un peu particulier, puisque l’ouvrage d’un peu plus de 290 pages, compte trois nouvelles. On peut songer à Maupassant. Ses nouvelles étaient déjà de courts romans. Ces trois nouvelles mettent en scène trois personnages à un âge différent de la vie, mais au fond, parlent de nous. Ce sont des histoires où le héros entre par effraction dans une histoire à laquelle, il ne s’attendait sans doute pas.

La première nouvelle, peint un jeune voyou, un raté du genre. Un piètre braqueur qui a raté son casse et fuit la police lancée à ses trousses. Il finit par atterrir en un lieu étrange où loge Alice, une solitaire qui œuvre dans le domaine artistique et pratique l’art contemporain. Entre les deux, c’est toute une histoire dont le lien pourrait être un Beretta dont on se demande qui appuiera ou pas sur la gâchette.

La deuxième histoire est celle d’un écrivain plutôt accompli qui voit au moment de monter dans un avion un homme avoir un malaise. Pourquoi éprouve-t-il le besoin de prendre sa place, de changer d’identité, alors qu’à l’arrivée, d’affreux bonshommes l’attendent ? 

La troisième nouvelle raconte l’histoire d’un vieillard qui entre dans un cercle privé sélect où un serment lie les membres. Ils se viendront en aide…

Ces trois histoires évoquent l’humanité, le lien les reliant sont nos interrogations sur l’art, l’avenir, le sens de toute vie et l’identité. C’est le qui suis-je, d’où viens-je ? Et vers où ? Avec la grande interrogation, le passage sur l’autre rive, où mène-t-il ?

Magnifique ouvrage à l’écriture ample au juste ton.