

Un double Nelson est une prise soumission qui consiste dans un match de catch à faire abandonner l’adversaire. On sait que le catch, c’est souvent pour « de rire », disent les enfants.
Ici, nous avons un écrivain, Luc qui ne parvient pas à finir son roman. Il vient de vivre des mois extraordinaires avec Édith, une jeune femme, engagée dans les forces spéciales d’intervention de l’armée… Pourquoi entre eux deux, est arrivé cette sorte de lassitude qui fait que, Luc énervé, parce qu’elle l’a provoqué en flirtant avec un autre au cours d’une soirée, lui a collé un Post-It sur le miroir de la salle de bains ? « Je te quitte ».
Le double Nelson en somme, mais les regrets et les enquiquinements vont suivre.
On fait aussi connaissance avec le nouveau voisin, toujours en panne d’outils, un peu dans la même situation que Luc… Iris est partie. Et pourtant, elle avait l’air d’un ange. Photo montrée à Luc pour preuve irréfutable. Avec le temps, dit Marc, je ne vais plus que lui trouver des qualités.
Attention, nous ne sommes pas dans un roman intimiste, même si l’intime est là, palpitant, éteint, désopilant. Un jour, Édith, réchappée d’une mission qui a mal tourné, demande asile à Luc…
Faut-il revivre ensemble, faire comme si ou se réjouir ? La soumission revient, mais pour qui ? Elle lui balance quand même : « Je n’oublie pas le type invivable que tu étais devenu à la fin ». Réponse de Luc : « Là c’est exagéré ». Et Édith remet en état son Glock, l’huile partout. Il est fasciné. Forcément. Et elle le sait. Reste à négocier. Serait-ce la saison ? Iris vient d’appeler Marc.
Un roman court, un style fluide, souvent enlevé et drôle. Un bon moment de lecture !

















