

Madeleine Melquiond, agrégée d’histoire et de géographie a commencé à publier en 2007, notamment chez Albin-Michel et chez Max Milo. Elle se lance, cette année, grâce à un récit drôle et caustique à l’auscultation des personnes qui ont des problèmes avec leur mental et se trouvent un jour ou l’autre obligées de passer par l’hôpital psychiatrique.
En nous racontant l’histoire de Violette, journaliste à la retraite dont le sel de la vie a disparu, lectrices et lecteurs sont invités à la suivre… et à retrouver le sourire.
Violette a décidé de faire ses adieux à la terre. Elle est seule dans sa maison de campagne. Pas du tout la vie dont elle avait rêvé. Elle s’était toujours vue avec des enfants des petits-enfants. Il n’en est rien. Les somnifères vont palier le mange et permettre le voyage, même si c’est à bord d’une drôle d’ambulance. La mort n’a pas voulu pas d’elle. Une ambulance est venue la chercher alors qu’elle est toute nue, juste couverte d’un drap et hop vers un hôpital spécialisé le temps de quelques semaines, histoire de se remettre les idées en place.
Là, où elle est conduite, c’est au bâtiment Ravel. Cet hôpital particulier a donné des noms illustres à chaque bâtiment. On découvre le cube Chopin, Tchaïkovski et d’autres. Mais surtout, il y vit une population que le commun des mortels bien portants ne peut imaginer. C’est une autre vie, d’où la nécessité des surnoms et sobriquets qu’ils se sont donnés, mais dont ils ont affublé le personnel soignant. Et rien n’est triste chez eux.
On passe de situations cocasses à d’autres hilarantes. On manifeste quand on estime ses droits bafoués. On se surveille… On ne va pas se laisser accuser. Et puis, il y a des lieux encore plus à l’écart dans le bois, des lieux de resourcement, de méditation.
L’auteure aurait-elle vécu en de tels lieux qu’elle veuille les montrer et prouver qu’au fond rien et qu’il est bon de dédramatiser surtout si c’est fait avec humour ? Rien n’est grave. Le meilleur peut advenir. On réapprend la vie en communauté, à rire, à agir. C’est presque l’art de vivre après le désespoir. Et les fous en ce lieu qui porte le nom de Bois des fous, ne sont peut-être pas ceux que l’on croit.



















