

Dato Tourachvili est l’un des auteurs les plus distingués et les plus lus en Géorgie. Très jeune, pendant ses études, il fut un insurgé et le chef d’un groupe d’étudiants non conformistes. Son rôle a été important dans la transformation historique de la Géorgie en pays indépendant (aujourd’hui la Géorgie est bien malmenée sous Poutine). Les ouvrages de l’auteur sont toujours basés sur l’histoire avec un grand H qu’il analyse avec précision.
Ce qu’il évoque avec Génération Denim se passe en 1983. Un événement qui a bouleversé le monde entier. À cette époque, il est interdit de porter un jean. C’est le symbole lié aux États-Unis, ennemi juré du pouvoir soviétique.
Et voici donc l’histoire vraie (l’auteur publie leurs photos à la fin de l’ouvrage) de sept étudiants, dont un acteur connu de la jeunesse. Ces jeunes n’en peuvent plus du joug soviétique… Alors, vêtus d’un jean, ils ont le projet de détourner un avion pour partir à l’Ouest, où la liberté existe.
Le projet échoue et le gouvernement va les condamner à mort. On les fera passer pour des terroristes. Ils ne rêvaient que de liberté et d’amour…
L’auteur retrace leur histoire avec une précision à couper le souffle. Les parents ne sauront même pas où et quand ils auront été exécutés. Mais ils recevront la facture : trois roubles à régler à l’État. Le prix de la balle qui les a fait passer de vie à trépas. Pour le jeune acteur, ce sera six roubles. Le bourreau a vu son arme s’enrayer, il a dû s’y reprendre, recharger son arme.
Un ouvrage bouleversant qui n’est pas sans faire penser au terrible régime de Poutine qui se plaît à dire que, l’Occident à la solde des États-Unis, veut détruire la Russie.
À lire !
















