C’est un jour semblable à tant d’autres. Dans un bourg tranquille, deux maisons isolées en bordure de forêt. Thierry entend un bruit inhabituel alors qu’il s’apprête à sortir… Lisa, l’épouse s’éveille. Il sort et la scène qu’il découvre est celle d’un film. Des voitures de police, des hommes casqués, une ambulance. C’est le choc. Tout se passe devant la maison de leurs amis Guy et Chantal. Que leur est-il arrivé ? Qui leur a voulu du mal. Les voleurs ou assassins sont-ils encore dans les lieux ?

La réalité est bien différente et il va falloir du temps pour que Thierry et Lisa comprennent que leurs amis ne sont pas ceux qu’ils croyaient. Tous deux ne parviennent pas à réaliser que ce couple avec lequel ils ont partagé tant de choses, apéros, repas, fêtes autour du barbecue, coups de mains réciproques, outillage prêté, est un couple démoniaque.

Lisa est si choquée : « J’ai dansé avec eux » qu’elle veut tout quitter. Thierry regarde les meubles : ils étaient là, assis, on riait. Après le déni, le chagrin, la colère, vient la quête de Thierry qui le conduit à un retour sur son présent, puis sur son passé quand il relit, à la demande du capitaine Bretan qui enquête, ses carnets intimes. 

D’abord leur fils parti vivre au Vietnam, puis sa jeunesse marquée par la solitude et la violence. Il a fait l’impasse sur ce passé, mais en ce temps de questionnement, tout resurgit jusqu’au bouleversement. Lisa n’a-t-telle pas lancé : « Tout glisse sur toi ». Et Guy ? Que disait-il de son passé ? Un peu secret, souriant et énigmatique. Comment a-t-il pu commettre ce dont il est accusé ? 

Comment croire qu’on peut vivre normalement si proches de voisins, d’amis ? Les deux hommes partageaient la passion de la vie des insectes… Et soudain Thierry se souvient des précisions données par Guy dans ce registre. Aurait-il dû être alerté ?

Une enquête fouillée, dérangeante, une remise en question pour tout un chacun. Le mal existe, il n’est pas que chez le monstre qu’un jour on découvre. Le chemin de la réparation n’est pas le plus facile.

L’auteure a parfaitement réussi ce roman, dont on se dit qu’il ferait un excellent film. Papa Tavernier peut être fier.

2 commentaires sur « L’Ami, par Tiffany Tavernier, éditions Sabine Wespieser »

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