

Qui n’a pas lu « Le Soleil sous la soie » d’Éric Marchal qui le propulsa à la vitrine des libraires ? Un best-seller, plus de 250 000 exemplaires. L’auteur y racontait les aventures d’Azlan de Cornelli, d’un jeune médecin sous Léopold de Lorraine… Roman magistral après Influenza qui avait reçu le prix Carrefour Savoirs en 2009.
L’auteur a ensuite poursuivi son chemin de romancier historique et a enchanté ses lectrices et lecteurs… Mais il confesse avoir gardé une grande tendresse pour Azlan, dont régulièrement ses fans, soit par courriel, soit au cours de rencontres, lui demandaient quelques nouvelles. Azlan restait dans son cœur. Avec ce proche été, Éric, infatigable travailleur, toujours épris par la médecine, revient à Azlan qui voyage au cœur de l’Europe des arts, des sciences et de la chirurgie, sa passion, sa quête aussi pour faire advenir un monde meilleur.
Ce roman, le premier tome de Le Soleil suivant, (qui devrait en compter trois) s’intéresse à des femmes musiciennes à Venise. L’histoire commence avec une catastrophe. Devant un parterre de notables, une tribune s’effondre sur le public. Azlan, toujours à la recherche du meilleur en médecine, procédait, à deux pas, à une autopsie lui permettant de comprendre la complexité cérébrale, accourt. Lui, le chirurgien est le premier sur les lieux à œuvrer pour soigner, sauver. C’est à cette occasion qu’il rencontre deux femmes de caractères, Sarah et Maria. L’une est juive dans le ghetto de la Sérénissime, l’autre a été placée dans une prison qui ne dit pas son nom, la Pietà. Sarah est l’héritière du Codex Quanum, un traité arabe du XIIème siècle qui contiendrait des secrets concernant la médecine. (Le traité existe). Toutes deux sont musiciennes… Vivaldi, le prêtre roux n’est pas loin.
Le sujet ne manque pas d’intérêt et on reconnaît l’essence d’Éric Marchal pour tout ce qui touche à la médecine. Il est lui-même biologiste, chercheur…
Il nous montre Azlan pris, malgré lui, dans cette énigme du Codex Quanum. Il lui faut faire face à de nombreux ennemis, notamment à l’Inquisition à quelques espions d’une sombre organisation prête à tout pour s’accaparer les secrets de cette médecine. Mais dans quel but ?
Le talent d’Éric, c’est de nous conduire dans une quête sans fin, de nous montrer des personnages tellement vrais, de décrire les lieux (on va tous avoir envie d’une virée à Venise) avec précision. On suit son héros qui a toujours en mains, scalpels, laudanum, onguents pour opérer, sauver, innover quitte à se mettre à dos les pontes de l’époque. On va le voir être arrêté par l’horrible Zeppo, prêt à lui couper les doigts de la main droite. La main qui œuvre et fait tant de miracles…
Je ne vous en dis pas davantage, mais comme moi, si vous plongez dans cet ouvrage, vous ne le quitterez pas et attendrez avec impatience le tome 2.
Bravo à l’auteur !
L’auteur sera au Centre des Écraignes à Villers-lès-Nancy (54), vendredi 28 mai, à 18.45 pour parler de son livre, puis dans d’autres librairies et salons.
Également présent au Livre sur la Place du 10 au 12 septembre 2021 à Nancy
Il sera à la médiathèque de Seichamps, Vendredi 10 septembre à 18 h 00

















