Ce premier roman (j’aime les premiers romans, ils permettent de découvrir de jeunes pousses) nous offre la possibilité de faire connaissance avec quatre jeunes gens… 

L’histoire se passe dans le Sud. Ils étaient quatre, car lorsque débute l’histoire contée par Judith Da Costa Rosa, ils ne sont plus que trois. Donc, ils étaient quatre, trois filles et un garçon. Amis ou amants à l’adolescence ??? On les prenait parfois pour des frères et sœurs.

Il y a Dolorès, fille d’Hélène, une femme médecin, Zineb, Bianca et Hannibal ce beau jeune homme aux cheveux longs. Ils ont fait connaissance en primaire en prenant des cours chez Auguste Meyer, un artiste sculpteur renommé. Et puis, un jour, à l’adolescence, Hannibal a disparu… Le groupe s’est disloqué, mais parfois leur parvient un message courriel signé Hannibal qui supplie les filles, « ses douces » (d’où le titre du roman) de ne pas les oublier. Il est toujours là… 

Coup de théâtre, huit ans plus tard, dans la propriété du sculpteur, qui souhaitait qu’on ne changeât rien à sa demeure, la nature devait tout recouvrir, on découvre le corps d’Hannibal… 

Les douces vont se retrouver, on les voit à l’âge adulte, avec des souvenirs d’adolescence. Ce que fut leur vie après cette disparition… D’autres personnages entrent en scène, Hélène, la mère de Dolorès, qui a protégé Auguste Meyer atteint d’une grave maladie. L’officier de police judiciaire Casez qui tente de comprendre ce qui s’est passé.

L’héritière de la maison d’Auguste Meyer, sa petite-fille, devenue tatoueuse et qui vit en couple avec une autre femme, a fait fi du testament de l’artiste, en faisant construire une piscine. La maison sera louée… 

Ce n’est pas un roman facile, les destins s’entremêlent. S’il est une enquête policière bien compliquée pour Casez, il est aussi un roman initiatique, d’apprentissage. Comment surmonte-t-on un tel drame ? Comment devient-on adulte quand de si lourds secrets obstruent les âmes ? Mais nous avons dans ces pages des portraits d’aujourd’hui montrant une vie tout à fait actuelle, qui ne peut ignorer la cruauté des réseaux sociaux. Bianca, par exemple, est influenceuse, gagne sa vie en portant des vêtements des grandes marques, elle se photographie et s’offre ainsi à la vindicte des internautes impitoyables. 

La disparition d’Hannibal avait séparé Les douces. Chacune avait tenté de suivre son chemin. Si le corps retrouvé dans un jardin avec une perle, est à la fois un soulagement –enfin on sait– il est aussi un séisme, surtout pour celles qui l’espéraient encore vivant.

Une auteure à suivre.

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