LES EXTRAORDINAIRES, par Julien Sandrel, Éditions Calmann-Lévy

Julien Sandrel, c’est la gentillesse et l’humanité incarnées. Depuis LA CHAMBRE DES MERVEILLES, il sait s’emparer de n’importe quel sujet, nous décrire des situations et des personnages qu’on découvre, qu’on aime, qui déclenchent le rire et les larmes. Et ça marche. Aucune histoire ne ressemble à une autre. Il observe, est à l’écoute, absorbe, fait des recherches et nous embarque là où nous n’aurions pas osé nous rendre.

Son nouveau roman se penche sur Anna. 

L’année de ses 6 ans, Anna à une fête des écoles, elle a déclaré vouloir être astronaute. Or, 40 ans plus tard, ce beau rêve lui s’est envolé plus près des étoiles, sans Anna devenue médecin généraliste. Quelle est la raison de ce rêve avorté ?

Quel est cet immense chagrin a obstrué sa route ?

Près d’Anna, des gens qui l’aiment et, qui, pour son anniversaire, l’ont inscrite au concours de l’Agence spatiale internationale qui recrute de futurs astronautes. Anna tente de se dérober, c’est une folie. Mais, on la persuade qu’elle doit se souvenir de la promesse faite à Michael, son fils atteint d’une grave maladie. Nous voici sur les rives du chagrin enfoui.

Anna se résout à écouter son entourage et au cours de la première sélection rencontre un groupe de candidats qui jouent le jeu et s’appelle les EXTRAORDINAIRES…

Elle sait son rêve quasi impossible, mais les rencontres sont belles. On découvre à tout âge, et revient le rêve qui ose, brise la routine et donne du sens à la vie.

Julien SANDREL EST un auteur sérieux qui se documente, se renouvelle, nous prend par la main et sait se mettre à la place de ses personnages homme ou femme, il écrit d’abord pour lui, une réussite qui nous donne mille plaisirs de lecture.

IL N’Y AURA PAS DE SANG VERSÉ, par Maryline Desbiolles, Éditions Sabine Wespieser

J’aime l’écriture et les univers dans lesquels Maryline Desbiolles nous emporte avec finesse et lumière. L’auteure est talentueuse. Son récent ouvrage se passe à Lyon, à la Croix Rousse et à la Guillotière et c’est un hommage aux silencieuses.

Nous voici au cœur de l’histoire des canuts, ouvriers dans les soieries lyonnaises. Comment oublier les trois grandes révoltes qui eurent lieu avec des morts parmi les ouvriers qui redoutaient de perdre leur emploi avec les arrivées des machines à tisser. Mais ces usines employaient aussi des femmes.

L’auteure s’intéresse à elles. Elle situe son histoire en 1864. Elle choisit 4 très jeunes femmes que rien ne prédestinait à se rencontrer. Elles travaillent dur, elles ont simplement besoin de gagner leur vie.

Voici Toia, la Piémontaise. Elle est arrivée en diligence. Au passage, on découvre les conditions de voyage. Promiscuité, sueur. Il y a Rosa Plantavin. Elle a laissé son enfant dans la Drôme là où sévit la maladie du murier. Elles ne savent ni lire ni écrire, mais apprennent vite les gestes de bobineuse, moulinier, ovaliste. On a aussi Marie Maurier venue de Haute Savoie Et Clémence venue de Lyon. Elle en a gros sur la patate. Elle logeait chez son amie morte en couches rue de la Part Dieu.

D’une belle écriture l’auteure les met en mouvement, montre leurs conditions de vie, leur chagrin rentré, la phtisie et les risques, on partage le même lit et les mêmes humiliations et le peu de considération des hommes pour elles.

Si les hommes ont osé la rébellion, pourquoi pas elles, mais sans verser le sang. Et ces femmes vont se lever. Peu assurées, titubantes, elles se dressent avec audace en juin 1869. Elles vont exiger le respect au travail et dans la vie intime. C’est le combat pour la dignité, mené par les oubliées de l’histoire, auxquelles avec un talent fou que j’admire, l’auteure rend un juste et mérité hommage.

Il faut lire ce livre, l’offrir. Un ouvrage indispensable.

LES TENIR EN RESPECT, par Élisabeth Guimard, Éditions Inculte-Actes Sud

C’est un récit témoignage très fort publié aux Éditions Inculte qui ont rejoint le groupe Actes Sud. À la tête un collectif d’écrivains, dont Joël Schmidt et Maylis de Kerangal. C’est mon avis, mais éditions Inculte, c’est provocateur et pas porteur. Passons.

Je reviens au texte signé Élisabeth Guimard « LES TENIR EN RESPECT ». Il évoque sa vie, ce secret qui n’en était pas un, car connu de tous, mais sur lequel, il fallait faire silence.

J’admire la patience qui fut celle de l’auteure qui a attendu le décès de sa mère, morte à l’âge de 101 ans, pour oser dire. Élisabeth est revenue au propre comme au figuré sur les terres de son enfance et dévoile peu à peu sa vie. Il y avait son père et « L’AUTRE » 

L’histoire se passe en Charente limousine. C’est la France rurale des années 50. Des petites fermes, des filles qui vont à Paris chez les riches bourgeois qui les respectent jusqu’à les mettre dans leur lit ou dans l’arrière-cuisine. Le patron a tous les droits. Quand les filles reviennent au pays, elles sont élégantes, bien coiffées et maquillées, mais restent vieilles filles. 

L’auteure découvre qu’elle est la fille de L’AUTRE quand elle a 4 ans. Tout le monde a accepté que cette femme, sa mère, aille de l’un à l’autre. Le temps a passé et au lendemain des funérailles, Élisabeth de retour au pays se « DÉLIVRE » Elle s’installe dans la maison qu’elle rachète, entreprend des recherches du côté paternel et maternel et sera maire des lieux pendant deux mandats.

Un récit bouleversant, fort bien écrit, limpide et poétique. Une conversation à une voix, elle s’adresse à sa mère et ajoute : « ce qui fut ravageur, ce n’est pas que mon père ne soit pas mon père, c’est d’en avoir deux, de garder ce secret qui n’en était un pour personne, de n’en jamais parler.

Un ouvrage tel un bijou. 

Superbe !

LES LARMES DE CHALAMOV, par Gisèle Bienne, éditions Actes Sud, collection « un endroit où aller »

Gisèle Bienne vit à Reims et a fait ses études à NancySa plume est belle et toujours en vérité. Son tout récent ouvrage est consacré à Varlam Chalamov, un poète russe né au tout début du 20ème siècle dans une famille orthodoxe dont le père était pope et favorable au partage des richesses, en est l’exemple.

Qui sait que cet homme a passé 22 au Goulag, une tragédie qui a donné naissance aux si beaux récits de la Kolyma ?

D’emblée on se demande ce qui a interpelé Gisèle pour qu’elle s’intéresse à ce poète ? Et elle raconte :

Dans les années 70, Gisèle vient de publier aux éditions des Femmes « MARIE SALOPE ». À ce titre, elle est invitée à une fête du livre à Moscou. Sans doute sera-t-elle traduite ? Le rêve de tout écrivain. À cette époque, l’URSS est le pays du partage et du bonheur pour les humains.Son père y croit, elle aussi. Mais c’est une curieuse qui va s’échapper des circuits autorisés, découvrir les appartements communautaires et la vie de grands auteurs. Varlam Chalamov est de ceux-là. Ses récits n’éludent rien des réalités du goulag. Soljenitsyne lui, a parfois amoindri les faits. La vie au goulag est un enfer. Chacun cherche à s’en sortir en écrasant l’autre. Varlam Chalamov est autre. C’est le Zek (détenu au Goulag) qui écrit dans les larmes, la vérité nue. Il a connu Pasternak, Soljenitsyne, Mandelstam, a su résister à la barbarie sans jamais toucher une arme. Il fut le Zek presque trop soumis. Sa grandeur fut sa résistance dans le silence. Surtout ne pas se suicider. Le régime en aurait été ravi. Il avait le respect du vivant et le don des larmes qui coulaient de sa plume. Un symbole de pureté indispensable.

Un ouvrage superbe.

LA VIE ABSOLUE, par Didier Van Cauwelaert, éditions Albin Michel

Didier Van Cauwelaert fut prix Goncourt avec un Aller-Simple, depuis le succès ne l’a pas quitté, il sait y faire, nous entraîne parfois dans des histoires farfelues auxquelles on finit par croire. Ça, c’est le talent.

Il avait écrit LA VIE INTERDITE qui finissait avec la mort à Aix-les-Bains de Jacques Lormeau, quincaillier, artiste peintre aussi. Il avait 34 ans, une rupture d’anévrisme et hop flottement au-dessus des nuages avant d’atteindre un hypothétique ciel.

Jacques Lormeau se raconte. Sa femme Fabienne, Mlle Toussaint un peu givrée, son jeune fils Lucien, la société pétrie de contradictions et on rit. Jacques voit les choses de haut. Il comprend difficilement qu’on vienne l’exhumer vingt ans plus tard. Il donne son avis sur les uns et les autres et la vie à Aix-les-Bains, le lac du Bourget, cher à Lamartine.

Pourquoi ce prélèvement sur son corps demeuré intact ? Ça arrive dans les sols gorgés d’arsenic. Ça fait rire notre héros. Son ADN confirmera si Lucien son fils a ou non une demi-sœur. Personne ne sait que Jacques a eu une aventure avec Naïla. Elle dormait contre lui quand dans le cerveau, ça a fait boum. Elle n’a rien pressenti et est partie travailler.

Jacques est très au fait de la marche du monde, des tricheries opérées grâce à Internet.

L’auteur en profite pour piquer les bobos toqués de réincarnation, comme la vieille mademoiselle Toussaint et celles et ceux qui se chamaillent pour de vains héritages.

Un roman qui dédramatise la mort, avec humour et parfois une tendresse vacharde. Mais ce qu’on retient, c’est bien l’amour.

Jamais là par hasard, par Lorraine Fouchet, éditions Héloïse d’Ormesson

Chaque printemps est l’occasion de découvrir un nouveau roman de Lorraine Fouchet, souvent qui se déroule de près ou de loin sur l’île de Groix dont elle est tombée amoureuse, au point d’y vivre une bonne partie chaque année. Là, est sans doute l’une des adresses du bonheur. Une autre étant la région parisienne ou encore l’Italie, mais je ne vais pas vous dire tout.

Voici donc Jamais là par hasard pour une épopée en Laponie avec Ambroise, Arwen et Flore qui ne se connaissent pas et qui ont reçu un billet, 4 jours et 3 nuits pour découvrir les aurores boréales en Finlande.

Sur place, ils vont découvrir le point commun qui les a réunis. Un fantôme nommé Niels accusé d’être responsable de la mort de sa mère. Une mort brutale, renversée par un camion après l’annonce de Niels, l’informant qu’il partait retrouver son grand amour.

Les événements ne furent pas aussi simples. Nos trois invités apprennent à se connaître, à parler, et à se confier. 

Qui est la jeune Arwen, étudiante en médecine, qui a découvert tout à fait par hasard qu’elle était atteinte d’un cancer ? Niels, elle l’a connu, tel un grand frère la réconfortant à l’hôpital. Qui est Ambroise ? Et Flore ? Et les logeurs en Laponie qui nous familiarisent avec la nourriture du Grand Nord, les alcools de pomme-de-terre qui tiennent comme les saunas qui détendent…

Niels, journaliste, était déjà venu en Laponie… On aime Marceau et Emma, Kirsten… Les courses en traîneau tiré par des chiens husky.

Une histoire qui fait une large place à la vie, aux destinées, aux rémissions et résurrections grâce aux dons d’organes. Lorraine fait intervenir Baptiste Beaulieu, médecin lui aussi romancier à succès et magnifique d’humanité… Une vie peut en favoriser sept autres.

Comme toujours, est la bande son de l’ouvrage. J’aurais simplement aimé que les titres ou premières lignes des chansons américaines soient traduites (un détail, certes).

Une très belle histoire de vies et des traces que nous laissons, des lumières dans la nuit de nos vies soudain embellies d’aurores… du cœur et du bel amour. Bravo !

L’Allemand de ma mère, par Catherine Clément, éditions du Seuil

Catherine Clément, philosophe, auteure d’une soixantaine de livres, romans, essais, parfois proches de biographies, passionnée par l’Inde, nous avait déjà offert un ouvrage « Mémoire ». (Personne n’a oublié les aventures de Théo qui court de par le monde et découvre les grands courants spirituels). Tout ce qu’entreprend Catherine est fait avec un immense talent, d’où les succès.

Ici, elle se livre… Qui furent ses parents avant le terrible conflit orchestré par ce fou de Berlin ? 

Raymonde, sa mère était originaire d’une famille juive, venue des pays de l’Est et qui trouva refuge en France. Yves, le père de famille est de famille catholique. Ils se rencontrent sur les bans de la fac. L ‘un et l’autre sont éloignés des pratiques religieuses et doivent de ce fait pouvoir s’épouser au grand dam des familles. Ils tiennent bon. Yves est appelé sur le front à l’Est, alors qu’Hitler cherche des noises à la Pologne et que l’Europe fait le dos rond. Raymonde est enceinte, tient la Pharmacie quand elle voit un jour débarquer, un médecin allemand, antinazi convaincu qui a monnayé sa fuite. Sa mère a déjà fui aux USA.

La jeune Catherine va naître…

Catherine Clément déroule le fil de l’histoire, n’omet rien et remet les choses à leur place.

Elle pointe les collabos, les camps à l’Est dont si peu revinrent. Elle nous bouleverse en pointant ces événements. Mais si, on pouvait savoir la vérité, mais c’était tellement facile de ne pas entendre.

Le ton est juste, on voit l’attente des familles devant le Lutetia réquisitionné…

Et naît Jérôme, le frère de Catherine en 1945. Il sera lui aussi auteur et l’un des PDG de ARTE, et cet enfant du printemps.

On ne lâche pas cet ouvrage fort bien écrit, au style vif et percutant. C’est l’histoire de l’auteure, celle qui ouvre les cœurs quand elle interpelle, et c’est le cas.

Merci et bravo à Catherine Clément !

Les petits meurtres du mardi, par Sylvie Baron, éditions Calmann-Lévy

C’est à Mercolès, un village du Cantal où se trouve une médiathèque animée par Odile Lavergne que l’auteure nous installe.

La médiathèque est proche d’un château, qui fait rêver ? Odile est une mordue d’Agatha Christie, comme Sylvie Baron. Avec les participants d’un cercle de lecture du mardi, tout aussi fervents, elle décide d’organiser un colloque international consacré à la chère Agatha. Il faut oser, convaincre et imposer ce fait à la population du village qui sera partie prenante. Le village va soudain s’animer. 

Archibald, le maître des lieux, ne peut pas faire moins que de mettre entièrement son château à disposition, bien que plutôt délabré. Cela ajoute au mystère.

Et voici les experts qui débarquent, les sérieux et les moins sérieux. Agatha fait recette. Mais quelques problèmes surgissent. On a beau connaître sur le bout des ongles l’œuvre de la star du polar, on peut déraper et y laisser quelques plumes, et mêmes quelques vies. Un crime abominable est commis. Pourquoi, par qui ? La reine du crime n’a pas dit son dernier mot. La réponse se trouve-t-elle dans les histoires dont elle nous a abreuvés ? Faut-il tout connaître des enquêtes et mystères livrés dans ces bijoux toujours aussi palpitants ? 

Sylvie Baron réussit le tour de force de nous entraîner sur de fausses pistes, sans omettre la description des lieux, l’ambiance, les excentricités des personnages, l’humour nécessaire à ce genre d’exercice mené avec brio et une certaine malice sans oublier une pincée d’amour, dont l’auteure use à bon escient.

Une réussite !

Fille en colère sur un banc de pierre, par Véronique Ovaldé, éditions Flammarion

Après une dizaine de romans publiés, souvent remarqués, salués par la critique et couronnés de prix, Véronique Ovaldé nous revient avec un roman, auquel il est impossible de rester insensible.

L’histoire se passe sur une île non loin de l’Italie et met en avant trois sœurs, Gilda, Violetta et Aïda qu’il faut prévenir de la mort du Vieux, dit Sa Seigneurie. Aïda a dû fuir la famille, accusée d’être responsable de la disparition de Mimi, la petite de six ans et qu’elle avait traînée à la dernière soirée de carnaval, malgré l’interdiction paternelle.

Aïda revient au pays pour les funérailles. On s’explique, on se jauge. Les vieilles rancœurs resurgissent. Lèveront-elles le voile sur ce passé que le drame a obscurci ?

Véronique Ovaldé sait tricoter les ambiances familiales tissées de drames proches de la folie et dont chacun s’accommode ou pas. Elle montre ce père psycho rigide sans raison apparente, sauf celle de se déclarer le chef et pourtant, il fut le père chéri, voire adoré.

Après les funérailles vient le temps du notaire. Joies et rancœurs mêlées. Qui fut la mère ? Que sont devenues les sœurs ?

L’auteure navigue des uns aux autres. Qui est ange et qui se fait démon et pourquoi ? Beaucoup de force dans ces pages avec leur lot d’humour et de gravité. Des pages qu’on ne peut oublier.

L’auteure mérite notre admiration.

Le secret de Sybil, par Laurence Cossé, éditions Gallimard

Il y avait longtemps que je n’avais lu un livre intimiste, vrai, délicat. Laurence Cossé, dont le talent n’est plus à démontrer, nous plonge dans sa jeunesse, la préadolescence et sa vie de très jeune fille aux côtés de Sybil, mystérieuse er belle petite-fille aux nattes longues et enroulées en boucles qui devaient au moins descendre jusqu’aux genoux.

Sybil D. fréquente les mêmes cours que Laurence. Les familles se connaissent, autant chez les D. on a les codes, le paraître jupe bleue plissée et chemisier blanc avec d’excellents résultats, ça pose un peu, autant chez les Cossé peu importe tout cela, ce qui compte, quand on va en classe, c’est apprendre et le plaisir qui va avec.

Ce qui lie les deux jeunes filles, c’est le plaisir des livres. Que serait-on sans la littérature ? Et passent doucement les années… Et Laurence découvre soudain Sybil, belle, très belle. Un corps harmonieux, un teint éblouissant, des jambes et des bras si bien proportionnés, alors qu’elle, plutôt ronde, se met à fondre. Sybil éblouit partout où elle se trouve et aime séduire. Et les deux amies s’éloignent sans s’oublier.

L’ouvrage comporte deux parties et l’on va découvrir ce secret. Terrible, ravageur dont il est difficile autant que douloureux de se remettre.

C’est évidemment longtemps après que Laurence a pris la plume pour évoquer ces années lumineuses et tragiquement ombrées. Une manière de sanctifier ce temps d’éclosion aux sentiments, ces partages qui construisent. Couchée sur papier, Sybil, en son tombeau, est devenue immortelle.

Bravo et merci à l’auteure qui a su trouver, le ton, les mots pour dire l’indicible et dramatique beauté.