

Virginie Gouchet, dont c’est le premier ouvrage publié, nous raconte l’histoire de deux sœurs que la vie a quelque peu éloignées, travail différent, petites jalousies… jusqu’au jour où la plus intrépide, Danaé, devenue reporter de guerre, appelle Céleste, infirmière par vocation…
Danaé annonce un méchant cancer…
C’en est fini des vieilles rancœurs, les deux sœurs se retrouvent. Céleste en couple et maman d’un adorable gamin, va inventer une nouvelle vie pour elles deux. Tout ce dont elles ont rêvé va être réalisé au pas de charge…
Et voici les jeunes femmes redevenues adolescentes qui s’invitent dans un mariage chic, iront jusqu’à se faire passer pour une star et même passer une nuit sur une île déserte.
Autant d’idées, d’aventures vécues dans le rire pour éloigner le plus possible les larmes. Les émotions les étreignent. Ressentir, c’est encore vivre. Céleste a cette belle phrase : « S’il y le moindre risque que tu quittes cette terre avant moi, je veux être certaine d’avoir vécu à fond le temps qu’il nous reste ensemble. »
Dans le même temps l’auteure invite lectrices et lecteurs à lire les carnets intimes des deux sœurs et nous découvrons ainsi leur passé, ce qu’elles furent enfants et adolescentes. Comment elles ont grandi, se sont construites. Quels espoirs ont-elles nourris ? Qu’ont-elles dû affronter et comment ? Comment réagit-on quand l’amoureux se laisse gagner par la lassitude et s’en va ? Comment réécrire une vie avec ou sans ?
Je ne peux révéler ici la fin de cette Avent-ure (nom d’un concept qui naîtra ensuite) mais ces pages proposent de ne jamais baisser les bras. L’audace est un fabuleux médicament pour ressusciter le désir et le désir est bien le lever de rideau d’une merveilleuse lumière dont personne ne peut se passer.
De jolies pages intimes, sincères et riches de tendresse pour oser affronter la nuit qui risque de venir mais que l’amour peut repousser.
C’est un livre qui fait du bien aux malades comme aux bien-portants. Il distribue tant de soleil.


















