

Hélène Blanc est politologue, criminologue et chercheure au CNRS. C’est une spécialiste connue et reconnue de la Russie dont elle parle la langue. À ce titre, elle est souvent invitée sur les plateaux de télévisions et dans de très nombreuses radios surtout depuis le 24 février, date du déclenchement des hostilités de Poutine, désireux d’agrandir ses territoires. Le tsar n’est plus, mais lui se sent appelé, se lève et n’hésite pas à massacrer l’Ukraine pour parvenir à ses sinistres fins.
Hélène Blanc avec Claude André (pseudonyme d’un éminent spécialiste de l’Est) s’est lancée dans un thriller avec Bons Baisers de Moscou, (petit clin d’œil à James Bond) pour nous entraîner dans un voyage qui ne manque pas de souffle (mais nous le coupe parfois) qui va de Paris à Saint-Pétersbourg en passant par l’Ouzbékistan.
Tout commence en avril 2022, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Tout se présente correctement pour Macron, même si les difficultés, comme chacun sait, ne vont pas manquer. Et, ce qui attend le candidat est un scandale sans précédent organisé par une puissance étrangère qui ne veut pas d’une saison 2 avec ce jeune président. Tout se complique quand un visiteur, bien sous tous rapports, qui vient pour l’innocenter, est assassiné à l’Élysée…
Vu la personnalité de la victime, on sait où tourner ses regards… De Paris on se retrouve en Russie où un jeune couple que tout séparait (mais l’amour peut tant de choses y compris faire tomber à la renverse le jeune prétendant, méfiant vis-à-vis de la politique de Poutine, parvient à convaincre la belle Natacha-Natalia, d’être quelqu’un d’autre que la voix de son maître du Kremlin)… se trouve aspiré dans quelques turbulences.
L’affaire est lancée. Les auteurs décrivent la Russie du pouvoir et celle des campagnes où fleurissent encore quelques datchas. L’odeur d’une vie simple avec des gens ordinaires ? Il semble que quelques anciens, malgré leur très grand âge, aient du flair et ne se laissent pas prendre dans les beaux discours de la Russie éternelle.
On ne lâche pas ce roman, on y redécouvre des faits connus, l’assassinat d’Anna Politkovskaïa par exemple, les roueries d’une administration empêtrée dans les mailles de la dictature et un portrait glaçant de ce Poutine désireux d’entrer l’histoire, sauf, qu’il n’a pas choisi la bonne porte. Je ne puis en dire plus pour ne pas déflorer le sujet.
À lire !















