

Il paraît qu’il faut avoir lu La Maison des voix de Donato Carrisi pour aborder La Maison sans souvenirs. C’est ce que j’ai fait (sans regrets aucun).
Dans cette Maison sans souvenirs, tout commence avec la découverte d’une voiture abandonnée par deux promeneurs. Ce qui est étrange, c’est un pneu arrière crevé, les portières ouvertes et des effets personnels, d’une femme et d’un adolescent tous deux disparus depuis des mois. La mère vient d’Albanie, s’était installée en Italie quatre ans auparavant. Sa situation était connue des services sociaux.
Un peu plus tard, on retrouve le fils, hébété, presque mutique et qui réagit à fort peu de choses. Il dit d’un ton monocorde qu’il est l’auteur d’un crime effroyable. Alors bien sûr, on fait appel à Pietro Gerber, l’hypnotiseur florentin (déjà rencontré la Maison des voix). Pietro Gerber est un spécialiste de l’enfance…
Le talent de l’auteur, qui use de la science de Pietro Gerber, c’est de nous conduire sur d’étranges sentiers. On le suit comme dans un jeu de pistes. Nikolin, L’adolescent commence à parler et ce qu’il révèle est glaçant. Il a tué sa mère. Il donne des indices… Mais Pietro Gerber commence à comprendre que les souvenirs de l’adolescent ne sont peut-être pas les siens.
Alors, qui manipule qui, et pourquoi surtout ? Qui a fourré dans la tête de cet adolescent de tels souvenirs ? Parfois, on se dit : Ah oui, c’est cela. Et zoum, l’auteur nous emporte vers un ailleurs encore plus terrifiant. Le mystère ne cesse de s’épaissir et de nous plonger dans une nuit absolue, dont on se demande comment on va en sortir. Pietro Gerber se trouve bien malmené, au point de mettre en danger sa vie et celle de son patient.
Le roman est traversé (elle apparaît au début) par une éleveuse de chevaux. Nous avons aussi la juge Baldi, la vieille amie de Pietro assez sceptique quant à ses déclarations, surtout quand elle met les choses au point face à Pietro. Cette histoire de voiture abandonnée n’a rien d’extraordinaire. La mère et le fils ont mené leur vie en volant, en faisant les poubelles comme ils le faisaient auparavant. Mais il y a d’autres indices… Que signifient ces dessins sur certains murs ?
Nous sommes en Italie, là où l’on a retrouvé Nikolin, c’est la vallée de l’Enfer… Est-ce que cela aurait à voir avec l’Enfer de Dante ? Mais patience et discrétion.
Un thriller psychologique sans sang, mais qui fait que les cheveux se dressent sur la tête. L’auteur est très habile. Impossible de lâcher cette histoire qui n’est d’ailleurs pas tout à fait achevée à la dernière page. Que nous réserve l’auteur ? La suite dans un prochain volume que nous allons attendre avec impatience.

















