Des attentats au gaz sarin ont eu lieu à Tokyo en 1995. 25 ans plus tard une enquête se déroule grâce à une chercheuse qui part au Japon. Après ce nombre d’années, elle veut savoir si qui se souvient de ces faits…

Est-ce que l’oubli laisse des traces et si oui, lesquelles ? On pourrait imaginer qu’elle recherche des coupables, mais non. Ce qui l’intéresse c’est la mémoire des uns et des autres, la mémoire traumatique que ces événements ont provoqués. Elle va de rencontre en rencontre et se perd un peu, mais ce faisant, elle brise les barrières et les tabous entre mémoire collective et mémoire individuelle… Se pose alors une question essentielle sur le pays. Que cache-t-il ? Qu’est-ce que l’oubli ? Est-il un mensonge de plus dans une histoire collective qui, bien évidemment, comporte bien des failles ?

Ce roman, étrange et séduisant à la fois, est une sorte d’apprentissage… Un choix est donné à tout un chacun : que convient-il d’abandonner ? Quelle différence avec le lâcher-prise ? Quel prix donner à la vie ? Par quoi doit-elle passer ? Par la beauté ? La sublimation ? 

Si l’enquêteuse est partie presque sûre d’elle, elle doit convenir, grâce à une rencontre, celle de Yasuyo que ce gaz sarin n’a été qu’un révélateur, comme l’eau sur une plante qui lui a permis de grandir. Et il se confie : il se sentait comme dans une carapace et le gaz a tout fissuré. Il a pu en sortir et se voir tel qu’il était avec ses failles et petitesses. Il préfère en rire. La blessure du gaz n’est rien. Il était une autre blessure bien plus ancienne. 

Des pages belles et fortes. Une fenêtre par où regarder et à ne surtout pas refermer.

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s