Ce roman ne laissera personne indifférent. S’il évoque l’histoire de deux sœurs et de leur famille d’origine Géorgienne, il a des résonances profondes avec tout un chacun. 

Chaque année, Daredjane, originaire d’Abkhazie (Géorgie) va passer ses vacances au pays pour retrouver les siens. Il est important pour elle que ses filles connaissent leur histoire et gardent des liens avec celles et ceux restés au pays. Daredjane, danseuse professionnelle au sein de la troupe de Géorgie était venue se produire en France et c’est ainsi qu’elle avait rencontré Tamaz et quitté le pays. Ce ne fut pas aisé, mais résiste-t-on à l’amour ?

Chaque été, au retour de Géorgie, les mêmes brimades se reproduisaient à l’aéroport de Moscou où les fouilles terrorisaient ses filles. Et puis on oubliait tout dans la maison du Vésinet près de Paris. 

Le roman raconte la vie de Daredjane, mais aussi celle de ses filles. Les points de vue des unes et des autres. On voit grandir les jeunes filles. Kessané est devenue une brillante journaliste. Sa sœur qui voulait danser, a vécu un grave accident. 

Les chapitres alternent entre le présent et le passé des gamines qui s’aimaient tant, s’endormaient ensemble, juraient de ne jamais se séparer. L’amour de Tamaz, leur père (lui aussi d’origine Géorgienne, mais qui avait émigré en France en 1921) et de leur mère était un modèle…

Aujourd’hui, Tamaz n’est plus et son épouse a trouvé refuge auprès de la benjamine. Elle ne se sent pas à l’aise chez l’aînée dans sa trop belle maison de Provence. Elle n’y a pas sa place, songe-t-elle. Ce n’est pas ainsi qu’elle avait élevé ses filles. Elle préférait les meubles simples des grandes surfaces à ceux des antiquaires ? Le choix de la mère aiguise la jalousie entre les deux sœurs.

Est-ce la mort du père qui a fait voler en éclats la si belle harmonie ? Ce roman est comme un adieu à un pays, au rêve, à l’enchantement de l’enfance. Que deviennent ces amours si fortes et que le temps ou les circonstances effilochent et conduisent parfois jusqu’à la détestation ? Qu’avons-nous fait du capital amour qui devait à mieux vivre et à garder au moins avec le sourire, le souvenir des jours heureux ? 

L’auteure sera au Livre sur la Place à Nancy du 9 au 11 septembre 2022

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