Un vrai premier roman qu’on ne peut lâcher. Timothée Stanculescu fait revivre nos adolescences. Les jeunes se souviennent, les filles particulièrement puisque c’est Justine qui raconte qu’il n’est pas toujours aisé de sortir de l’enfance pour atteindre les rives adultes. Il y a cet entre-deux parfois délicat et difficile à vivre.

Justine vit seule avec sa mère à Cressac en Charentes. Un lieu tristounet et l’été qui s’annonce ne lui apportera rien qui puisse vraiment lui donner le sourire. À Cressac, morne vie, sans relief. Sauf, cet été-là… Océane, quinze ans, une copine de collège qu’elle a connu à l’école primaire a disparu. Et si l’été s’anime du fait de cette disparition qui attire journalistes, enquêteurs, curieux, les couleurs des lieux ne seront pas que ciel bleu… Une ambiance trouble et troublée.

Pour Justine qui fait des tours de vélo dans le village et pense beaucoup, cette disparition est un curieux voyage. Elle s’interroge. C’est quoi un père toujours absent ? Et cette mère qui employait un homme plutôt sympa pour entretenir le jardin… Un peu brusque pour dire les choses. Non, il ne reviendra pas… Justine avait cru entrevoir une lumière magnifique… Et le premier baiser, jusque-là, pour elle, rien ne s’est passé. Elle voudrait grandir, éprouve une certaine impatience tout en s’interrogeant sur le monde des grands qui se dessine… Mais qu’y gagnera-t-elle de plus ?

Le roman est conté au JE avec une foule de détails qui marquent, interpellent, renvoient tout un chacun à ce qu’il fut ou a oublié…

Et toujours les interrogations quant à la disparition d’Océane… C’est une part d’enfance qui disparaît… Et la mienne, se demande Justine, où est-elle ?

L’auteur réussit parfaitement avec tendresse et délicatesse à peindre ce voyage intérieur, cette quête d’une gamine sans concession qui regarde, observe éprouve parfois solitude et incompréhension, même si, de temps à autre, elle pressent quelques éblouissements à venir.

Une réussite.

L’auteure sera présente au Livre sur la Place du 10 au 12 septembre 2021 et participera au Palais du Gouvernement le dimanche 12 septembre à 15 h, à la table ronde animée par Karine Papillaud, « un corps qui s’appartient » aux côtés d’amanda Devi pour « Le rire des déesses » (Grasset), Héléna Marienské pour « Presque toutes les femmes (Flammarion)

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