Une risée, comme chacun sait, c’est une moquerie de la part de quelqu’un qui observe une situation et qui se moque plus ou moins gentiment.

Ici, un lac, pas loin de la Suisse, émet des rides moqueuses… Au bord du lac est une maison. Une vieille maison de famille qu’entretient un ancien, un monsieur venu d’Algérie. Il veille aussi sur le jardin.

Apparemment, la situation pourrait être confortable pour la maîtresse des lieux, épouse de François à qui elle a donné trois enfants… Mais sous le calme, les remous existent.

François, qui appelle l’épouse, mon bébé, se veut tendre, (en paroles) mais ne l’est pas du tout dans ses agissements. Le parfait égoïste.

Il mène une double vie… Il a une maîtresse et peut-être d’autres.

Peu à peu (et je vous rassure, nous ne sommes pas dans un vaudeville) les deux femmes vont s’apprivoiser. Il faut du temps. L’une est le jour, l’autre pourrait être la nuit. 

Ce François, si peu soucieux de sa santé, sera l’homme qui aurait pu les dresser en ennemies et ce sera tout le contraire. François, au fil des ans, sera l’ennemi commun des deux femmes.

La légitime pense à le quitter. Met sur un compte les chèques qu’ils envoient pour subvenir aux besoins de la maison. Elle lui rendra le tout quand ils divorceront. Elle y pense. Mais il faut oser. Il y a en elle cette soif de liberté. Mais qu’est-ce qui la retient dans sa cage ? Oui, le lac peut émettre quelques risées.

Les deux femmes attendent la délivrance, d’où viendra-t-elle et comment ?Alors que la parole des femmes se libèrent, le chemin est long, bordé de douleur. Les questions surgissent sur ce qu’est un couple, ce qu’est l’amour ? Peut-on arrêter d’aimer l’autre du jour au lendemain ? (…) François et moi, nous nous sommes rencontrés il y a plus de trente ans. Quand ai-je commencé à moins l’aimer, quand ai-je commencé à le mépriser, quand ai-je eu le dégoût de lui ? Depuis quand ai-je peur de lui ?

Je vous avais parlé du précédent roman de l’auteure : « Les Amers remarquables » chez le même éditeur. Ne ratez pas ce qu’Emmanuelle Grangé nous offre en ces jours. Une auteure s’installe. Plume délicate, sensible. Bravo !

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