Que savent celles et ceux qui, de nos jours marchent ou courent « Le long du Luxembourg » ? Les lieux font tellement partie du paysage parisien. Si la crise sanitaire est là et harcèle pour la troisième fois Paris et tout le territoire ou presque. Fort heureusement, en citoyens, n’est-ce pas, les parcs sont ouverts. On peut aller et venir et faire un pied-de-nez à cette garce de Covid. 

Elvire de Brissac, de sa belle plume, (aucun sujet ne lui résiste –et ils sont nombreux et variés) entreprend de raconter les lieux et de nous inviter à la promenade au sein d’une demeure italienne, mais oui, réservée à la royauté, puisque c’est Marie de Médicis au début du XVIIème siècle qui voulut l’édifice. 

En quatre siècles, l’auteure déroule une bonne partie de l’histoire de France, pas toujours dans l’ordre, c’est au hasard, des lieux, du parc, d’une statue qu’elle fait une halte et en véritable conteuse évoque un couple, une belle altercation. Elle sait tout jusqu’à l’organisation des chaises qu’on louait pour un temps donné dans le parc au dix-neuvième et vingtième siècle.

Le miracle, c’est que les lieux ont résisté à l’histoire. Le Palais du Luxembourg a quelquefois été plongé dans l’oubli, a subi quelques outrages. Napoléon, dont on célèbre l’anniversaire, l’a en quelque sorte sauvé en redonnant à la France quelque place aux institutions, dont aucun pays ne peut se passer.

J’ai aimé le parc évoqué par l’auteure et je me demande si l’âme des grands penseurs et auteurs n’est pas encore présente en ces lieux. Diderot et Rousseau, Verlaine et Rimbaud, Victor Hugo et sa Cosette sans oublier Sartre et de Beauvoir.

Après avoir lu Le long du Luxembourg, le promeneur est assuré de se cogner avec bonheur à ces grands qui ont fait l’histoire.

J’ai aimé ce livre et je me suis revue dans l’un des salons de ce Palais, aujourd’hui lieu du Sénat. Christophe de Ponfilly et Jean-François Deniau revenaient d’Afghanistan, pays occupé par l’Union Soviétique, et dans « leurs bagages » s’était glissé quelqu’un que je n’ai jamais oublié, le Lion du Pandjchir. C’était le premier voyage en France du Commandant Massoud.

Quand vous hanterez les lieux, souvenez-vous lectrices et lecteurs que quatre siècles d’histoire, au moins, vous attendent. N’oubliez pas ce bel ouvrage « Le Long du Luxembourg ».

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