Quel livre ! Que les lumières d’Oujda sont belles quand elles éclairent les nuits humaines !

Les fervents de slam, les quêteurs de poésie connaissent Marc Alexandre Oho Bambe sous le nom de Capitaine Alexandre et ont goûté à plusieurs reprises à la saveur des mots qu’il sculpte avec un talent qui n’appartient qu’à lui. 

Poète, oui. Romancier aussi. Romancier témoin de son temps, il a pris en plein cœur la détresse de celles et ceux qui errent en ce bas monde à la recherche d’une terre moins hostile que la leur.

Son héros qui a tenté l’aventure à Rome est rapatrié au Cameroun, son pays natal. Et il tente de dire pourquoi. Dès les premiers pages, le lecteur est interpellé : Partir, revenir, devenir. Revenir à tout, à soi. Devenir soi-même, sinon rien.

Très vite, il précise. Non, je ne suis pas rentré, j’ai été rapatrié. D’où ses pas lourds dans l’ombre : Je rasais les murs honteux.

Le mal être est évident, insupportable. Fort heureusement, il y a Sita. Merveilleuse grand-mère. Au bout de cette nuit, la lumière doit exister. Il faut forcer le voile sombre à se déchirer, il faut aller, aider, lutter pour éviter les départs vers les cimetières de sable et d’eau.

Sa quête se poursuit, faite de rencontres dont celle du père Antoine, qui accueille et veille sur les réfugiés et c’est l’Afrique que l’auteur nous montre, autre, douloureuse et fébrile car toujours en quête d’espérance. L’Europe est-elle vraiment cette terre, ce ciel propices à la renaissance ?

C’est un roman, une épopée, une ferveur poétique que l’auteur nous offre. Impossible de ne pas être ébranlé. Sous sa plume, les frontières s’effacent et si elles renaissent, qu’elles soient celles des mots de lumière.

Un livre d’une grande force.

À lire, à faire livre, à offrir. Le sien, il faut le garder et y revenir autant que nécessaire.

Ainsi les humains iront mieux et les cœurs pourront encore chanter, comme Marc-Alexandre Oho Bambe, féru d’Aimé Césaire et René Char.

Dans le cadre du Livre sur La Place à Nancy, Marc Alexandre Oho Bambe rencontrera Guillaume Poix (Là d’où je viens a disparu, Verticales) pour une conversation sur le thème de « Partir », animée par Élise Lépine à La Préfecture, le dimanche 20 septembre à 14h.

Il ira aussi au Centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville (grâce à l’Association Dédale) pour échanger avec les détenus. 

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