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Je suis comme Hélène, l’héroïne de ce roman de Frédérique Deghelt, que par le passé, j’ai eu la chance de rencontrer au cours d’une interview. Je n’ai aucun goût pour ces pratiques à la mode, dont on nous rebat les oreilles et dont certains psy très médiatisés font leurs choux gras sur les antennes et dans les cinémas… La méditation consciente, inconsciente, yeux fermés, bienveillante, petite musique, etc. On avait connu le new âge, pas mal de dérives, on marchait sur les chemins jusqu’au Tibet, que sais-je ? Ailleurs l’herbe est plus verte.

Ce qui m’a intéressée, c’est le comment du pourquoi un couple qui s’est aimé, a fait deux enfants, un couple parfaitement inséré, à l’aise, en vient à ne plus pouvoir se supporter.

Hélène est une artiste toujours en recherche d’elle-même, besoin de se connaître, de se comprendre, avec, comme tout un chacun des rêves d’absolu. Son mari, Sébastien est journaliste à l’AFP.

L’histoire se passe en 2001, début septembre… Hélène a besoin de distance. Jour par jour pendant dix jours, (Le temps de l’absence d’Hélène partie sans prévenir) incluant le plus terrible attentat que les USA aient connu depuis la fin de la guerre de 39/45, nous vivons avec Hélène, Sébastien, les jumeaux Mona et Léo et les grands-parents. Chacun réfléchit, à l’amour, au désamour. À ce que la vie, les événements font des êtres.

Un journaliste a parfois des tuyaux pour analyser une situation politique et ne sait rien de son couple. Tout cela est finement démontré.

Ces jeunes gens sont les héritiers de 1968, Woodstock et de toute une époque où la liberté voulait s’écrire en tout lieu.

Bien sûr, l’auteure parle de ce temps de réclusion utile pour méditer. Un lieu où la nature est un joli décor et permet d’entendre cette sorte de berceuse psychanalytique qui lui offre un espace et fait surgir des événements enfouis qu’elle comprend mieux.

L’auteure, par la voix de Sébastien, peut ainsi évoquer la situation du monde, le commandant Massoud, sage lion du Pandjchir dont la mort a précédé, l’attentat.

Frédérique Deghelt nous parle en fait de chacun de nous avec délicatesse et un juste ton.

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