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En 1959, l’hebdomadaire Arts demande à Gérard Cortade de tenir la chronique cinématographie. Le magazine est à cette époque dirigé par Jacques Laurent. De ce magazine, le critique passera auNouveau Candide pour effectuer le même travail. D’autres collaborations avaient déjà eu lieu pour d’autres titres.

Mais qui est ce critique qui jugent, analysent tout d’un film, tant sa composition, que le sujet, le rôle des acteurs et jusqu’à la musique ? L’exercice est périlleux quand chaque semaine il faut trouver un nouveau film. Gérard Cortade semble s’amuser et marcher dans les pas de François Truffaut qui s’en était donné à cœur joie dans l’exercice au risque de se brouiller avec bon nombres d’artistes.

Pouvait-on laisser dormir sur des feuilles de papier imprimé ces chroniques qui vont de Bergman à Hitchcock en passant par Fellini, Buñuel, René Clair ou Jacques Tati ? C’était une époque riche. On dit aujourd’hui que le cinéma vivait son âge d’or. Relire ces chroniques, c’est dérouler l’écran, se projeter sur la toile, se laisser bercer, frissonner, s’émerveiller. On voit les étoiles briller au firmament de ce septième art. Celles qui enchantent, celles qui déclinent. On sourit à certains costumes, les modes vont et viennent. Et surtout, on lit le critique qui s’amuse et n’hésite pas à critiquer cette Nouvelle vague du cinéma.

Il épingle Truffaut et raille Resnais lorsque sort L’Année dernière à Marienbad, il n’hésite pas à écrire : Le sapeur Camembert a écrit le scénario, le savant Cosinus l’a mis en scène.

Ceci étant dit lorsque Truffaut sort Jules et Jim, Gérard Cortade est aux aguets, il peut même écrire :C’est le premier film attachant de la Nouvelle Vague. Il va plus loin ajoutant que le cinéaste a fait des progrès. Désormais il faudra compter avec lui.  Un peu plus tard, il écrira : C’est Truffaut le meilleur. Le chemin de ce nouveau cinéma s’écrit. Une place se dessine. Godard sera vu, critiqué, apprécié. Et il sera celui qui osera défendre Claude Autant-Lara.

Philippe d’Hugues a écrit la savoureuse préface de ce recueil de Chroniques cinématographiques qui en compte cent cinquante. Une époque où le cinéma d’auteur jouissait d’une grande liberté car l’industrie ne l’avait pas encore dévoré…

Et quand je vous aurai dit que Gérard Cortade (nom d’un héros d’un roman de Brasillach) n’est autre que Bernard de Fallois, le grand proustien, l’éditeur, vous n’aurez qu’une envie, plonger dans cet ouvrage pour savoir les pensées de l’auteur qui estimait que La Dolce Vita aurait pu s’appeler Les nuits de Marcello.

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