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Le sujet traité par Marie Darrieussecq ne peut laisser indifférent. Que personne ne s’avise de songer qu’elle surfe sur la vague : le problème des migrants ! Non !

Elle campe une psychologue, Rose, mère de famille d’un adolescent et d’une gamine qui a des problèmes de peau. Le mari, agent immobilier est plutôt porté sur la bouteille, mais ce n’est pas l’essentiel. Parfois, couper le rythme d’une vie plutôt trépidante à Paris peut être bénéfique.

Rose se voit offrir une croisière pour les fêtes de fin d’année avec ses enfants. Et c’est peu avant la fête de Noël que tout s’agite sur mer, près du bateau de douze étages, une embarcation de fortune avec à bord une centaine de migrants qui vont être secourus et gagner ainsi les côtes italiennes.

Pourquoi le regard de Rose croise-t-il celui de Younès un jeune Nigérian qui veut gagner l’Angleterre ? Il a des yeux qui appellent, qui demandent de l’aide.

Elle lui donne le téléphone portable de son fils Gabriel. Il ne le sait pas. Elle lui en achètera un nouveau. Noël frappe à la porte des cabines…

Et Younès repart…Tandis que la famille va s’installer à Clèves au pays basque. Une autre vie, plus calme, peut-être. Mais comment oublier Younès qui appelle à plusieurs reprises, le fil invisible les relie et va être le lien qui permettra à Rose de recentrer sa vie. Elle va oser le tout pour le tout, traverser la France et aller rechercher Younès à Calais. Il a besoin d’aide et, s’il veut vraiment aller à Londres, la famille tout entière l’y aidera.

La quatrième de couverture nous dit : Rose est héroïque, mais seulement par moments. Quelques précisions s’imposent. On ne naît pas héros, ce sont les événements qui nous transforment. Nous voyons Rose réfléchir, hésiter, se détourner, revenir : Younès ne laisse jamais de message. Il appelle, c’est tout. C’est devenu une routine. (…) elle ne décroche pas. Ce n’est jamais le bon moment –en séance, dans le métro, le soir entre son mari et la bouteille. Mais il appelle suffisamment souvent pour qu’elle remarque quand il n’appelle pas. Et surtout à chaque fois elle se dit : j’ai fait une connerie. La phrase devient sa sonnerie à elle, les femmes souvent se disent qu’elles sont connes, on le leur répète, mais là oui, elle a fait une connerie en donnant ce téléphone à cet inconnu.

Le ton est juste et nous bouleverse. Rose, c’est tout un chacun. Younès ce sont tous ceux qui espèrent un monde meilleur, guettent une porte ouverte, une main tendue, des oreilles attentives. Mais le miracle, c’est que Rose trouve la force d’être elle-même. Aller à la rencontre de l’autre la révèle et lui permet d’avancer elle aussi.

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