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Gérald Tenenbaum est mathématicien à l’Université Nancy Lorraine, mais il prouve qu’on peut aimer les nombres autant que les mots… Les mots, comme les nombres peuvent être mis en équation, en ordre… en désordre… s’épouser, s’additionner, se soustraire, se multiplier. Ils s’accrochent sur le fil du temps et offrent des histoires, des romans.

Deux livres paraissent sous sa plume. Un roman, Reflets des jours mauves et un essai, Des mots et des maths.

Le roman nous montre Lazare, professeur qui s’isole au cours d’une réception donnée en son honneur. Il est généticien et très las des sollicitudes. Pourquoi propose-t-il un verre à un journaliste qui veut le rencontrer ? Le professeur Lazare a travaillé durant toute sa vie sur le génome. Il est l’explorateur du génome et inventeur de thérapeutiques d’avant-garde. Il a caché pendant trente ans sa plus grande découverte. Il ne l’a pas publiée, n’en a pas rendu compte dans un écrit privé. Il ne laissera pas de notes pour informer les générations futures… Quelle est donc cette stupéfiante découverte dont il va se délester ? A-t-il compris que de telles recherches et découvertes sont vaines si elles conduisent à trahir l’être cher ? Car être cher, il y a…

Il joue sa vie et son avenir comme une partie de billard dans ce café où Éthan et lui se rencontrent.

Lire l’auteur, c’est accepter un étrange voyage, subtil, fin qui renvoie aux origines de l’humanité. Que peut la science et faut-il toujours creuser plus loin pour mieux se connaître ? Sont-ce là les chemins de l’accomplissement ? Et si la parole, simple, humaine pouvait ouvrir d’autres voies et libérer Lazare ? Il n’est pas trop tard.

Le roman est suivi d’une postface écrite par Ariane Giacobino, médecin généticienne, agrégée à l’hôpital et à la faculté de médecine de l’université de Genève. Après avoir lu l’auteur, elle écrit :  Les mythes et les romans prolongent parfois la science, la réinterprètent en y installant des personnages aux vies fictives tout en étant si réelles que le scientifique lui-même en vient à percevoir son propre monde autrement. C’est ainsi que j’ai vécu ce beau texte. C’est aussi ainsi que nous le lisons.

Avec Des mots et des maths (Odile Jacob) qui est en fait un abécédaire des mots relatifs aux maths, Gérald Tenenbaum, nous prouve que les maths ce n’est ni abscons ni difficile. C’est presque les maths pour tous (je ne dis pas pour les nuls). Il enracine son essai dans nos préoccupations et nos histoires quotidiennes. R comme racine, carrément essentiel, écrit l’auteur… Nous avons tous des racines que souvent nous cherchons… etc… Il fait référence à Stromae, le chanteur belge qui a dit faire de la musique comme s’il faisait des maths. Et, petit miracle de l’écriture, les maths (pour les non matheux) deviennent un jeu, des épousailles sans fin. On peut s’écrier Eurêka, j’ai tout compris ! (ou presque). On en redemande.

Les deux ouvrages seront présentés en avant-première au Livre sur La Place, à Nancy les 13,14, 15 septembre.

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