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Après l’immense succès de son premier roman La Tresse, (un million d’exemplaires et trente-cinq traductions) il restait à Laetitia Colombani de revenir à la vitrine des libraires. Qu’allait-elle nous offrir ?

Voici Les Victorieuses, plusieurs portraits de femmes sur une longue période puisque nous découvrons Blanche Peyron qui a voué sa vie à l’Armée du Salut et créé avec son mari, un refuge pour toutes les exclues au siècle passé. Ce Palais de la Femme existe toujours dans la capitale. Mais l’histoire est aussi celle d’aujourd’hui puisque Solène, brillante avocate, issue de la meilleure société qui soit, bénéficiant d’un appartement de bon standing, va plonger… Un de ses clients s’est suicidé devant elle, au palais de Justice. Le burn out la saisit et pour s’en sortir, on lui conseille de faire du bénévolat… C’est ainsi que, poussée par Léonard, elle devient écrivain public, justement au Palais de la Femme. Le changement de milieu, la rencontre avec Sumeya, Cvetana, Salma ou encore La Renée ont de quoi la déstabiliser. Pourtant elle tient bon. Mais que dire de Cynthia qui, malheureuse jusqu’au bout des ongles, crie, s’énerve « comme un animal blessé, une louve à laquelle on a arraché son petit (…) Elle mord tous ceux qui tentent de l’aider. »Salma résume parfaitement la situation. « Le besoin d’une autre vie (…) Ce qui manque dans l’enfance vous manque pour l’éternité. C’est ainsi : qui n’a pas assez mangé à la table de son père ne sera jamais rassasié. »

Solène poursuit. Elle est « cet écrivain du public ». Elle, la pauvre petite fille riche est venue soigner sa dépression auprès de plus malheureuses qu’elle qui savent l’entourer, offrir le thé, un sourire, l’embarquer au cours de zumba et lui prêter des vêtements trop amples qu’elle finit par aimer car ils sont la manifestation de l’amitié. Cette vie, elle ne la connaissait pas et soudain c’est comme un éveil, une petite résurrection. Elle est le colibri de la fable de Pierre Rabhi. Il y a le feu, mais le colibri n’a que son bec pour prendre goutte d’eau après goutte d’eau… Dérisoire action, admet-il, mais il aura fait sa part.

A Solène de faire la sienne.

Et à nous de lire ces femmes victorieuses car animées par l’amour de l’autre.

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