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Acheter, lire un ouvrage de René Frégni est toujours un réel bonheur. Sa récente parution n’échappe pas à la règle. Voici l’écrivain relatant sa quête d’un lieu pour écrire. Au village, on le connaît. On l’interroge sur la parution à venir. Presque fait, bientôt. Or, il n’a pas encore écrit une ligne. Mais qu’est-ce qu’écrire ? Pour l’auteur, c’est savourer la nature, arpenter les collines au-dessus de Marseille où tout fleure la lavande. Le destin s’en mêle et voilà qu’il trouve un travail. Gardien d’un monastère inhabité. Les mains le démangent, la terre l’appelle sous le regard d’une petite boule de poils blancs à la queue couleur de terre. Ces deux-là s’apprivoisent. C’est le chat, dame chatte qui ose le premier pas et offre des ronrons rassurants, qui rappellent au narrateur celui du moteur quand il enfourchait son solex. Le chat s’appellera Solex. Solex saute sur mon ventre et pendant des heures nous regardons danser les flammes orange et bleues (…) Un bon feu, cette petite fourrure duveteuse qui vibre sur mon ventre, des murs d’un mètre d’épaisseur autour de nous, la nuit qui vient. Que demander de plus à l’automne ?

Et le travail se poursuit. Au gré des pages, on respire, on regarde, on s’étourdit… Jusqu’à la découverte d’une jambe humaine. Rien ne va plus. Les gendarmes prévenus accourent, mais à leur arrivée, plus de jambe.

Et le roman nous entraîne dans le registre des romans policiers. Une enquête peu ordinaire, riche de rebondissements tout à fait inattendus.

Cependant l’amitié, les livres et un libraire ne peuvent être absents des ouvrages de René Frégni. Et ce lieu dont « il hérite » un monastère avec un cimetière où gisent les moines du passé est aussi un lieu chargé d’histoires, forcément, de passions, d’histoires tendres et agitées…

Et puis, il y a la rencontre avec les gitans… où le narrateur n’ose même pas serrer la main de ces gens épris de liberté. Il ne peut tendre la main, car elle est posée sur la crosse du 38 au fond de sa poche. Ont-ils compris la trouille qui l’agite ? Un gadjo qui vient en visite dans leur camp, ce n’est pas si fréquent. Alors, ils débitent leur choix, raison de vivre et insistent : Vous savez ce que cela veut dire manouche ? Non, le narrateur ne sait pas. Il guette la réponse. Ça veut dire homme libre ! Gitan aussi ! On est pareil. Les uns viennent d’Espagne, les autres de l’Europe de l’Est. On a appris à se connaître. Ici il y a des Gitans et des Manouches. Tous chrétiens ! On mettra jamais tout notre pognon dans une maison. On trace la route !

Justement un ouvrage comme on les aime au seuil de l’été, pour vibrer, pour écouter, regarder et voyager grâce aux mots fleuris d’un auteur bourré de talents.

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