Unknown.jpeg9782234087446.jpg

Quand on est journaliste, écrivain, amateur de la petite reine et qu’on a déjà beaucoup écrit sur le sujet vélo, Tour de France, on ne peut pas passer à côté de l’histoire du Maillot Jaune qui fête ses cent ans cette année. Eugène Christophe fut le premier à l’avoir revêtu dans les Alpes en 1919.

Après avoir écrit Je pars demain, La France vue du Tour, Petit éloge de la bicyclette, Petit éloge du Tour de France, voici donc Mes Maillots jaunessous la plume de ce passionné de cyclisme.

L’auteur aurait pu se contenter d’un historique déjà intéressant sur les différents grands ou géants du Tour qui ont porté ce maillot, mais ce serait mal connaître l’écrivain qui en même temps se livre, plonge en enfance, dans la sienne, dans la nôtre. Il revoit sa grand-mère passer la since (serpillière en saintongeais) dans le couloir de la maison familiale et lui à quatre pattes aligner les petits coureurs juchés sur leur vélo… en fer, s’il vous plaît, il faut du rituel, le plastique ça fait toc. Le cliquetis métallique sur le carrelage, voilà la classe. Et défilent ces mois de juillet d’une France insouciante prenant plaisir à vivre les étés soit le long des routes à regarder passer le Tour, précédé de la caravane publicitaire, soit devant la télévision. Et surgissent les grands champions, les moins grands aussi, les généreux et les malchanceux, ceux qui pleurent après une chute sans appel… Le maillot jaune maculé de sang… c’est ce qui était arrivé à Ocana à Mont-de-Marsan ou la mort de Simpson au Ventoux en plein tour. On revit des espoirs envolés. Personne n’a oublié Laurent Fignon, le cycliste intello parce qu’il portait des lunettes. Sous la plume de l’auteur resurgissent quelques grandes histoires d’hommes heureux, entrés dans l’histoire parce qu’ils ont porté le célèbre maillot, même un seul jour. Et puis, il y a les grands duels Anquetil contre Merckx… Les princes de la petite reine, même éternels seconds comme le populaire Poulidor, Poupou pour les intimes, quelques teigneux… Des sympas comme Thévenet ou Hinault, le blaireau. Les tricheurs, comme Armstrong qu’on déshabilla de son or. Fini le roi soleil !

Des pages qui, certes, célèbrent l’évènement, mais montrent l’importance du Tour pour unir, faire battre les cœurs, découvrir la France. Ce qui n’empêche pas Éric Fottorino de se livrer à quelques analyses comme en évoquant Le voleur de bicyclette… de Vittorio de Sica, un film qui réhabilita l’Italie comme le fit Coppi… D’autres films surgissent sous la plume d’Éric Fottorino…

La bicyclette revient à la mode, écologie et bonne santé obligent et on se régale de lire ces pages même si, l’enchantement pouvait avoir disparu, parce que les drogues ont surgi « à l’insu de leur plein gré… » Allez, on oublie tout, on enfourche le vélo et on se promène de page en page… On réinvente le Tour, pour le plaisir… Chiche !

À noter, Éric Fottorino, également créateur de la revue Zadig, sera à Saint-Dié-des-Vosges à La Tour de la Liberté à 10.30 et à 14.00 avec la librairie Le Neuf samedi 08 juin dès 10.30 (libleneuf@gmail.com)

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s