5b80a514873c026b1f8b45f3.jpeg

LA_PRISONNIERE_DU_DIABLE-Copie-654x1024.jpg

Il faut de l’imagination, des rêves, être soi-même en quête d’émotion et surtout avoir du talent –un immense talent, ce dont ne manque pas Mireille Calmel– pour se lancer dans un tel roman.

Elle nous emporte en 1494, tout à la fin du Moyen-Âge. L’histoire contée –je défie quiconque de résister si on s’attaque aux premières pages– commence en mai de 1494 en Égypte, une roue tourne et quand elle s’arrête, elle indique… Non, je ne dirai rien… Il faut lire.

Ensuite, les lecteurs sont transportés sur les hauteurs de Nice à Utelle en juin de la même année… Toujours cette roue dont parlent tant de civilisations. Une roue remontant à l’époque sumérienne. Ça y est, vous êtes pris dans filets de la magie Mireille. Et se poursuit l’étrange peinture montrant des femmes courageuses, puissantes, spirituelles. Que seraient nos destinées sans la spiritualité ?

Qui donc est Hersande ? Elle est herboriste, tout en étant la révérende mère du sanctuaire de Notre-Dame près d’Utelle. Comment cette femme peut-elle être à la fois protectrice et capable de destruction ? Corneille avant l’heure…

Dans les griffes des lieux, la douce et belle Myriam qui subvient aux besoins de la famille. Dame, ce n’est pas chose aisée, quand on a perdu l’homme de sa vie et qu’il a laissé un si lourd passif ! Des Grimaldi surgissent, tiens, tiens… Un nom pas inconnu pour un rocher pas très loin des lieux… Mireille promet, et on la croit, que les personnages ont existé. Plus vrai que nature, c’est le pouvoir des écrivains que d’aller titiller l’Histoire. Chercher, ausculter pour mieux comprendre.

Le mérite de cet ouvrage est de nous plonger au cœur des communautés religieuses d’une époque. Mireille, m’a souvent confié, au cours de rencontres pour la radio, écrire pour que les oubliés de l’Histoire ne meurent jamais.

Il y a des scènes magnifiques, celle de Camilla sauvant Hersande et la révélation des sombres vengeances d’Adelys face au baron Raphaël.Vous aviez raison, Hersande, la volonté de Dieu est pervertie.

Sous la plume de l’auteure, preuve à l’appui, le combat du mal et du bien reste présent dans des décors aussi forts et envoûtants que les personnages. N’oublions pas Le Bal des Louves. Mais ce qui est extraordinaire, c’est sa capacité à croire au meilleur des êtres.

Le Mal ne vaincra jamais.

Excellent ouvrage !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s