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Est-ce parce que nous sommes le 8 mai, jour où l’on commémore la paix en France depuis la capitulation d’Hitler en 1945 que je tombe sur l’ouvrage de Michel Bernard Le Bon Cœur ? Car, étrange coïncidence, bien avant cette commémoration, à Orléans on célébrait la Pucelle, notre Jeanne, celle de Lorraine, même si à cette époque, Domrémy n’est qu’une des marches menant à la Lorraine.

De cette province, Jeanne d’Arc a tout, l’allure, la discrétion, l’accent… C’est la guerre en France contre les Anglais alliés aux Bourguignons et elle, la petite gardienne des troupeaux et qui file la laine les longs soirs d’hiver, estime que ça ne peut plus durer. Il faut rétablir l’ordre, installer le roi qui n’est pas couronné –il est si fragile– sur son trône et bouter l’ennemi hors des frontières. Elle s’en va trouver le seigneur de Baudricourt afin qu’il l’aide…

C’est par cette entrevue que commence le roman de Michel Bernard, haut fonctionnaire, originaire des terres de Meuse… Il a déjà écrit de nombreux ouvrages, tous plus réussis les uns que les autres La Tranchée de Calonne, Les Forêts de Ravel, Deux Remords de Claude Monetet préfacé de nombreux autres ouvrages évoquant la Grande Guerre.

Ce livre, je le lui avais acheté au Festival International de Géographie à Saint-Dié des Vosges… N’étant plus en charge des émissions de radio, les services de presse avaient cessé du jour au lendemain –ce qui est normal. Mais il y a le blog depuis avril et j’ose penser qu’il est bon de ne pas oublier l’excellence.

Le roman commence par une gifle envoyée par Baudricourt qu’il regrette aussitôt, et s’achève par la fin que nous connaissons tous. Peu après le drame une messe est dite pour le repos de l’âme de Jeanne. Une messe à laquelle participent ses frères et c’est là, qu’un homme remonte la nef avec un cheval et que le prêtre trace une croix sur lui, ce merveilleux compagnon de Jeanne. Il s’appelait Bon Cœur.

Entre temps, à la manière d’un chroniqueur avec une superbe plume, l’auteur raconte l’épopée de Jeanne, comment elle est considérée, appréciée. Il évoque l’influence qu’elle exerce sur ses troupes, sa grande foi. Elle s’est fixé une mission et elle la remplira : Faire sacrer le roi à Reims était une grande cause, celle de la France et celle de Dieu puisqu’elle l’avait dit. Ils sentaient le renouveau, la jeunesse et le printemps battre dans leurs veines. La gloire revenait sur la France. Elle avait la couleur des cerisiers en fleur sur les prés. Si les proches en sont heureux, la hargne voire la haine se lèvent chez l’ennemi. On ne peut qu’être bouleversé.

Il faut donc écrire, c’est la tâche que s’impose l’auteur pour le bonheur du plus grand nombre car ce qui est écrit ne meurt pas.

Ne ratez pas cet ouvrage qui a obtenu le Prix Roman 2018 france.tv

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