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Deux premiers romans venus l’un d’Allemagne, Le rêve de l’Okapi, et l’autre de Grande-Bretagne, Ocre et Bleu Cobalt risquent bien d’enchanter les lectrices et lecteurs que nous sommes au cours de l’été et sans doute au-delà.

Les auteures sont des femmes. Mariana Leky, libraire en Allemagne se plaît à nous raconter une histoire apparemment simple et loufoque dans les années soixante-dix. Chaque fois que Selma, la soixantaine, rêve de l’Okapi, un décès survient. Le village dans la région de Bonn est en émoi et se prépare. Chacun s’interroge… Qui ? Comment ? Sera-ce moi ? Comment se préparer à l’arrivée de la faucheuse ? Luise, la petite-fille de Selma observe et raconte. On voit surgir l’opticien, secrètement amoureux de mamie Selma. Martin, le grand ami. Il y a la triste, l’alcoolique, les grincheux, l’étrange et inquiétant psychanalyste et plus tard Frederik, le bouddhiste Après avoir bu une troisième demi-tasse de liqueur noisette je me lançai (…) J’écrivis à Frederik qu’il avait fait basculer toute la vie et que je l’aimais depuis le premier instant (…) J’écrivis que le bouddhisme était vraiment mal fichu… Une galerie de personnages aussi intéressants qu’attachants et qui tentent de vivre ou survivre malgré le présage lié à l’apparition de cette bête Okapi qui tient à la fois de la girafe, du zèbre, du tapir, du cerf.

Or, le drame, va surgir mais comme toujours dans les romans bien ficelés, jamais où le lecteur l’imagine.

 

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Sarah J. Harris est journaliste, spécialisée dans l’éducation. Elle collabore à de nombreuses publications, mais voici qu’elle nous entraîne dans un roman à suspense drôle dont Jasper, le jeune héros est atteint de synesthésie. C’est-à-dire qu’il voit les êtres à partir de leur voix qui prend des couleurs selon ce qu’ils disent ou sont. Ma vie est un kaléidoscope de couleurs enchanteresses que je suis le seul à percevoir.  (…) Les pinsons me chantent la sérénade du sommet des arbres avec des trilles roses museau-de-souris et des merles indignés créent des lignes turquoise pâle qui me font rire. Dans le jardin jouxtant sa maison, des perruches sont mortes… On les a assassinées. Leur chant émettait des couleurs pour Jasper. Et dans la maison d’à côté, Bee, la musicienne qui protégeait les oiseaux n’est plus. Jasper vit avec son père depuis la disparition de sa mère bleu cobalt, il lui faut faire des efforts pour ne pas l’oublier. Peindre encore…

Une enquête est ouverte à propos de Bee Larkham, le policier pour Jasper, c’est ocre chrome rouillée et s’il baisse le ton de sa voix, il devient cotonneux, blanchâtre et s’évapore. Reste que, malgré la palette de couleurs dont dispose Jasper pour peindre la vie et les situations, celle du meurtre va surgir. Lui seul en détient les nuances, mais qui peut et ose l’entendre ?

 

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