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Ce n’est pas un conte, même si on ajoute à côté du mot conte initiatique. C’est un roman, un premier roman écrit par un enseignant australien et dont on nous dit qu’il a reçu un formidable accueil critique en Australie et a été nommé dans plusieurs prix littéraires.

L’idée est bonne… Un homme qui a bourlingué, fait plusieurs guerres, a perdu plusieurs doigts, se retrouve veuf et estime devoir s’occuper de Sam, son fils de treize ans, qu’il nomme Le petit. Il lui faut faire le deuil de l’épouse, ce qui n’est pas difficile pour lui, le couple s’entendait mieux séparé que vivant ensemble.

Pendant de longs mois, cet homme travaille dans une usine où il dépèce des baleines. (Pardon pour les ligues de protection de ces grands mammifères). Pour tirer un trait sur cette vie avec l’épouse, il décide d’emmener le petit avec lui, il apprendra le même métier. Or, Sam est plutôt fragile et le jeune chiot Albert, adopté pour devenir gardien de la nouvelle maison, une cabane, rien de plus (le père dit avoir vendu la demeure familiale) sera au début, le réconfort de l’enfant. Le père est d’une dureté incroyable, mais il a ses accès de tendresse.

Entre le père et le l’enfant se joue une autre guerre, celle de l’apprivoisement, celle du comment devenir père et comment, pour Sam, devenir un homme.

En découpant les chairs du grand mammifère marin, je ne crois pas que l’enfant découvre un monde superbe malgré sa brutalité. Il découvre le monde et ses violences, point. Et c’est très dur. Sam a besoin d’amour et de tendresse et doit marcher sur ses rêves. La tombe de sa mère avait exactement la même apparence que quelques semaines auparavant (…) Fixant la pierre, il réfléchit à ce qu’il pourrait dire (…) Il fit de son mieux pour capturer dans sa mémoire l’émotion qu’il ressentait (…) Il tendit les mains et les posa sur la pierre, il pleura. Il s’essuya les yeux et rejoignit son père. Est-ce ainsi que l’on grandit ?

Je n’aurais pas appelé ce roman qu’on ne lâche pas « Le rêve de la baleine », mais plutôt « À côtés des baleines » ou « Le cri de la baleine ». Certes, il y a du Hemingway dans ce texte… Souvent le cœur se serre et les larmes nous viennent aux yeux.

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